Descours et Cabaud : histoire, métiers et implantations en France

Depuis plus de 240 ans, Descours et Cabaud occupe une place singulière dans le paysage de la distribution industrielle en France. Né d’un commerce de fers au XVIIIe siècle, le groupe a accompagné la révolution

Sophie Martineau

Rédigé par : Sophie Martineau

Publié le : février 23, 2026


Depuis plus de 240 ans, Descours et Cabaud occupe une place singulière dans le paysage de la distribution industrielle en France. Né d’un commerce de fers au XVIIIe siècle, le groupe a accompagné la révolution industrielle, l’essor du chemin de fer, la modernisation des villes, puis la transformation des métiers de l’industrie et du bâtiment. D’un point de vue carrière, ce type d’acteur est souvent mal connu : on parle beaucoup des fabricants, moins des distributeurs qui relient au quotidien les chantiers, les usines, les réseaux d’eau ou de transport au matériel professionnel dont ils ont besoin pour tourner.

Pourtant, derrière le nom Descours et Cabaud, tu trouves un réseau dense d’enseignes, de dépôts, de centres logistiques, de métiers commerciaux et techniques, mais aussi des fonctions support qui gèrent l’approvisionnement, la logistique, les achats ou encore le digital. Comprendre l’histoire de ce groupe, ses grandes étapes, ses valeurs et la façon dont il s’est implanté en France aide à mieux cerner ce que peut représenter une carrière dans la distribution de fournitures techniques et de services industriels. Cela permet aussi de replacer ce type d’entreprise dans les chaînes de valeur actuelles : transition énergétique, rénovation des infrastructures, industrie plus sobre en ressources.

En bref

  • Un groupe historique issu d’un commerce de fers du XVIIIe siècle, devenu un acteur clé de la distribution industrielle et du matériel professionnel.
  • Une histoire intimement liée à la révolution industrielle, au développement du rail, à l’urbanisme haussmannien et aux grands travaux publics.
  • Des métiers variés qui vont du commercial de terrain aux fonctions techniques et logistiques, en passant par le digital, la RSE et l’ingénierie de services.
  • Des implantations en France structurées autour d’un maillage d’agences et de plateformes, au service de l’industrie, du bâtiment, de l’eau et du paysage.
  • Un modèle de distribution basé sur la diversification, la proximité client et la capacité à proposer des services à valeur ajoutée, pas seulement des produits.

Descours et Cabaud : une histoire industrielle française sur plus de deux siècles

L’histoire de Descours et Cabaud commence bien avant que le nom actuel apparaisse. À l’origine, on trouve un commerce de fers porté par la famille Dufournel, qui installe ses activités à Lyon vers la fin du XVIIIe siècle. Ce n’est pas un détail anecdotique : Lyon est alors un nœud stratégique entre les vallées industrielles, la Saône et le Rhône, avec un accès direct aux flux de matières premières. Ce positionnement géographique va compter dans la suite de l’aventure.

Entre 1801 et 1865, plusieurs figures structurent l’entreprise, dont Charles Dufournel, Lupicin Cabaud et André Descours. Leur apport n’est pas seulement capitalistique, il est stratégique : ils transforment un négoce familial en un acteur organisé du marché métallurgique. Pendant la première moitié du XIXe siècle, la maison Dufournel est considérée comme l’un des premiers commerces de produits métallurgiques en France, avec déjà une présence sur les marchés étrangers. Tu peux imaginer ce que cela signifie à l’époque : négocier avec des maîtres de forges, suivre le prix du fer, gérer les flux de marchandises par bateau, puis par rail.

L’installation officielle rue de Penthièvre à Lyon, devenue aujourd’hui rue du Général Plessier, marque un ancrage fort. Plus de 160 ans plus tard, le siège social se trouve toujours dans cette même rue. Peu d’entreprises peuvent dire qu’elles ont traversé autant de régimes politiques, de crises économiques, de guerres, en gardant ce point d’appui. Pour un candidat, c’est un indice d’ancrage territorial et de continuité qui contraste avec certaines organisations plus volatiles.

Il faut replacer cette trajectoire dans son contexte. En 1804, Richard Trevithick met au point une des premières locomotives sur rails. Le développement du réseau ferroviaire, en France comme ailleurs en Europe, booste la demande en rails, en pièces, en outillage. Ce n’est pas un hasard si Descours et Cabaud travaille, depuis longtemps, avec des acteurs comme la SNCF : le groupe s’est positionné très tôt sur les besoins de la distribution industrielle pour les transports.

La même année, le pont des Arts, premier pont métallique de Paris, voit le jour. Une fois encore, on est au cœur du métier historique de Descours et Cabaud : le métal, les structures, les fournitures techniques qui permettent de construire des ouvrages d’art. Quelques décennies plus tard, le baron Haussmann lance son vaste chantier de rénovation de Paris. Derrière les grands boulevards et les immeubles de pierre, il y a des kilomètres de canalisations, d’armatures, de pièces métalliques, de systèmes pour l’eau et l’assainissement. Ce sont exactement les typologies de projets sur lesquels le groupe va continuer à fournir ses clients durant tout le XXe siècle.

Un point mérite d’être souligné : l’entreprise ne s’est pas contentée de suivre le mouvement. Elle a bâti sa place en se spécialisant dans le matériel professionnel adapté aux besoins des industriels et des bâtisseurs, en combinant stocks, savoir-faire technique et capacité à livrer dans des délais compatibles avec les chantiers. Ce triptyque reste, encore aujourd’hui, un repère pour juger la solidité d’un distributeur.

Autre élément structurant, la dimension internationale commence assez tôt. Dès la fin du XIXe siècle, la société se projette en Amérique du Sud, en Asie, en Afrique du Nord. Cette ouverture hors de la France pousse à professionnaliser les méthodes commerciales, la gestion de la logistique et des risques. À l’échelle d’une carrière, cela se traduit par des parcours possibles dans l’export, les achats internationaux, la gestion des grands comptes.

A lire également :  Studio Raclette avis : ce studio 3D français est-il fiable pour vos projets ?

Si Descours et Cabaud a traversé les guerres, les périodes de récession, puis la mondialisation, ce n’est pas seulement grâce à la chance. Le groupe a adopté très tôt une logique de diversification de son offre et de ses métiers, plutôt que de rester centré sur un seul segment. Ce choix est une vraie prise de position : il protège partiellement des cycles sectoriels et ouvre régulièrement de nouveaux créneaux d’emploi.

Au final, regarder la trajectoire longue du groupe, c’est aussi un moyen de relativiser les discours du type « tout bouge trop vite ». Certaines organisations montrent qu’on peut s’adapter sans renier un socle historique, et Descours et Cabaud en fait clairement partie.

découvrez l'histoire de descours et cabaud, ses métiers spécialisés et ses principales implantations à travers la france.

Un modèle de distribution industrielle construit sur la diversification et la proximité

Pour comprendre ce que fait concrètement Descours et Cabaud aujourd’hui, il faut parler de son modèle de distribution industrielle. Le groupe ne fabrique pas, il relie. Il sert de pont entre des centaines de fournisseurs spécialisés et des milliers de clients professionnels qui ont besoin de fournitures techniques, de pièces de rechange, de consommables et de services industriels pour maintenir leur activité.

Ce modèle s’appuie sur quatre grands piliers. D’abord, une stratégie assumée de diversification des métiers, de l’offre et des implantations. L’entreprise n’a pas mis tous ses œufs dans le même panier. Elle couvre plusieurs univers clients : l’industrie au sens large, la construction, les travaux publics, l’eau, le paysage. Chaque univers a ses cycles, ses exigences, ses réglementations. Quand la construction ralentit, certains segments industriels tiennent mieux, et inversement. Pour un salarié, cela signifie des possibilités de mobilité d’un secteur client à un autre, sans quitter le groupe.

Deuxième pilier, une exigence professionnelle forte au service de la performance client. Derrière cette expression parfois galvaudée, on trouve des choses très concrètes : délais de livraison, fiabilité des stocks, qualité de la relation commerciale, capacité à préconiser la bonne solution plutôt que ce qui est juste disponible dans l’entrepôt. C’est aussi là que se joue la différence entre un vrai distributeur technique et un simple revendeur de catalogue.

Troisième pilier, le soin apporté aux équipes. Le groupe met en avant la volonté de fédérer, fidéliser et promouvoir ses collaborateurs. Ce n’est jamais parfait dans la pratique, mais cela se traduit souvent par des parcours longs, des promotions internes, des mobilités géographiques. Dans les bilans de compétences, les profils passés par ces environnements parlent souvent de « maison » plus que de simple employeur, ce qui en dit long sur le sentiment d’appartenance.

Enfin, le quatrième pilier repose sur des relations durables avec les clients et les fournisseurs, grâce à une vision de long terme portée par les actionnaires. En clair, la logique de coup ponctuel est moins présente que dans certains groupes financés uniquement par des fonds d’investissement très pressés. Cela permet de bâtir des partenariats techniques, de co-développer des services, et d’investir dans des plateformes de logistique ou des outils digitaux en pensant à plusieurs années.

Pour illustrer ce modèle, imagine une PME industrielle qui gère une ligne de production critique. Elle ne peut pas se permettre un arrêt prolongé faute d’un roulement, d’un flexible hydraulique ou d’un équipement de protection pour ses opérateurs. Avoir un interlocuteur comme Descours et Cabaud, capable d’identifier rapidement la bonne référence, de vérifier le stock dans le réseau, de proposer une alternative en cas de rupture, puis de livrer sur site, change clairement la donne. C’est ce genre de valeur ajoutée qui fidélise un client sur dix ou quinze ans.

Du côté de la construction, le fonctionnement est similaire. Un conducteur de travaux s’appuie sur son agence locale pour approvisionner un chantier en consommables, outillage, équipements de sécurité, systèmes pour l’eau ou l’électricité. Quand le distributeur comprend la réalité du terrain, les contraintes de planning, les aléas météo, il adapte ses services : stockage avancé, livraisons programmées, conseils pour optimiser les références. C’est là que les métiers de la vente et du support technique prennent tout leur sens.

Un point souvent sous-estimé par les candidats : la part grandissante des services industriels dans l’offre. La distribution ne se limite plus à vendre des produits. On parle de contrats de maintenance, de suivi de parcs d’équipements, de formations à l’utilisation de certains matériels, d’accompagnement RSE pour aider les clients à réduire leur consommation d’énergie ou à mieux gérer l’eau. Pour les profils techniques qui aiment le contact client, c’est un terrain de jeu intéressant.

Ce modèle, avec ses forces et ses contraintes, crée des environnements de travail très concrets, rythmés par les chantiers, les arrêts techniques, les urgences de production. Si tu cherches un cadre ultra conceptuel, tu risques d’être surpris. Si tu veux au contraire voir rapidement l’impact de ton action sur le terrain, ce type de groupe coche en général plusieurs cases.

Les métiers chez Descours et Cabaud : du terrain à la logistique, en passant par les expertises techniques

Parler des métiers de Descours et Cabaud sans les réduire au seul « commercial BtoB », c’est essentiel. Le groupe couvre un spectre large, depuis la relation de proximité avec les artisans jusqu’aux projets complexes pour de grands sites industriels. Pour t’y retrouver, on peut distinguer plusieurs grandes familles de fonctions, même si les intitulés précis évoluent avec le temps.

Au premier rang, tu trouves les métiers commerciaux. Le ou la commercial(e) itinérant(e) gère un portefeuille de clients sur un territoire donné. Son quotidien, c’est de visiter les usines, les ateliers, les chantiers, d’identifier les besoins en matériel professionnel, de proposer des solutions adaptées et de suivre les affaires dans la durée. Une bonne partie du travail se joue dans la confiance installée avec les interlocuteurs : responsables maintenance, directeurs de site, chefs de chantier.

En parallèle, les équipes en agence reçoivent les clients au comptoir et traitent les demandes par téléphone ou mail. Ce sont souvent d’anciens techniciens, magasiniers ou monteurs qui ont développé une expertise produit solide. Leur valeur ajoutée : faire gagner du temps au client, éviter les erreurs de référence, proposer une alternative en cas de rupture, articuler le lien avec les stocks et la logistique amont.

A lire également :  Inetum : présentation, activités et avis sur le groupe de services numériques

Justement, la fonction logistique constitue un autre bloc métier majeur. Préparation de commandes, réception, gestion des flux entre plateformes et agences, optimisation des tournées de livraison, suivi des stocks : ces rôles garantissent que les engagements commerciaux tiennent la route. On est loin de l’image parfois caricaturale de l’entrepôt. On parle de systèmes d’information, de traçabilité, de sécurité, de performance environnementale (réduction des trajets à vide, choix des solutions de transport, emballages réutilisables).

Viennent ensuite les métiers techniques au sens strict. Spécialistes en robinetterie industrielle, en pompes, en outillage électroportatif, en équipements de protection individuelle, ces experts accompagnent les commerciaux pour les dossiers plus complexes. Ils participent à des audits de sites, des propositions de standardisation de parcs, des tests de nouveaux produits. C’est souvent un point d’entrée intéressant pour des profils issus de l’industrie ou du bâtiment qui veulent se rapprocher de la relation client sans abandonner la technique.

Autour de ce socle, descendent les fonctions support : achats, marketing, digital, finance, RH, qualité, RSE. Elles structurent l’offre, négocient avec les fabricants, développent les outils e-commerce, pilotent les indicateurs d’activité. Avec l’essor des plateformes numériques, de plus en plus de clients attendent un accès en ligne à l’offre, la disponibilité en temps réel, la possibilité de suivre leurs commandes. Les métiers du digital prennent donc une place croissante dans la stratégie du groupe.

Voici un aperçu simplifié de quelques familles de métiers, pour te donner une vision plus structurée :

Famille de métiersRôle principalProfil souvent recherché
Commerce terrainDévelopper et fidéliser un portefeuille de clients professionnels en FranceFormation technique ou commerciale, goût du terrain, autonomie
Agence et comptoirAccueillir les clients, identifier leurs besoins, proposer des fournitures techniques adaptéesConnaissance produits, sens du service, réactivité
Logistique et entrepôtsGérer les stocks, préparer les commandes, organiser les livraisonsRigueur, appétence pour l’organisation, maîtrise des outils SI
Expertise techniqueAccompagner les clients sur des solutions complexes, co-construire des services industrielsExpérience en industrie ou BTP, capacité pédagogique
Supports et fonctions transversesStructurer l’offre, négocier avec les fournisseurs, piloter la performance du groupeProfils variés : achats, marketing, finance, digital, RSE

Si tu te demandes à quoi ressemble un parcours type, un exemple revient souvent. Un jeune embauché comme magasinier apprend les flux, les familles de produits, la réalité des besoins clients. Après quelques années, il devient vendeur comptoir, puis technico-commercial itinérant. S’il le souhaite, il peut ensuite évoluer vers le management d’une agence, la gestion grands comptes ou les achats. Cette progression n’est pas automatique, mais elle existe réellement dans ce type de structure, surtout pour les profils qui prennent le temps de se former.

Concernant les soft skills, certaines qualités reviennent : fiabilité, capacité à tenir ses engagements, sens du collectif. Sur ces marchés BtoB, la réputation personnelle compte beaucoup. Un commercial ou un chef d’agence qui honore ses promesses construit un capital confiance précieux, qui suit sa carrière même en cas de mobilité interne ou de changement de région.

Pour résumer cette partie, les métiers chez Descours et Cabaud restent très concrets, orientés terrain, mais ils s’ouvrent de plus en plus au digital, à la RSE, à la gestion de données. Si tu cherches un environnement où la technique, le service et le relationnel s’entremêlent, ce type de groupe mérite clairement d’être exploré.

Les implantations de Descours et Cabaud en France : un maillage au service des territoires

Parler des implantations de Descours et Cabaud en France, c’est parler de proximité. Le groupe ne fonctionne pas sur un modèle centralisé où tout partirait d’un seul entrepôt géant. Il s’appuie sur un réseau d’agences et de plateformes régionales, pensées pour être au plus près des chantiers, des usines, des collectivités. Cette organisation vient directement de son histoire : l’entreprise s’est développée par touches successives, en implantant des points de vente dans les bassins industriels et de construction.

Concrètement, tu retrouves des sites dans toutes les grandes régions : autour des métropoles historiques (Lyon, Paris, Marseille, Lille, Nantes, Toulouse…), mais aussi dans des villes moyennes où l’activité industrielle ou le BTP restent structurants. Chaque agence dispose d’un stock de matériel professionnel adapté à son tissu local : certaines sont plus orientées industrie, d’autres axées bâtiment, d’autres encore fortement tournées vers les métiers de l’eau et du paysage.

Ces agences de proximité sont reliées à des plateformes de logistique régionales ou nationales, qui gèrent des stocks plus profonds sur des références à rotation plus lente. Ce schéma en étoile permet d’arbitrer entre deux impératifs : livrer vite ce qui est très demandé, et rester capable de fournir des produits plus spécifiques sans exploser les coûts de stockage. Pour les métiers logistiques, cela signifie des environnements de travail variés, allant du petit dépôt à taille humaine aux centres de distribution plus automatisés.

Pour un candidat, ce maillage ouvre plusieurs options. Tu peux démarrer dans une agence près de ton domicile, puis envisager une mobilité vers une autre région si tu veux évoluer. Tu peux aussi viser un parcours plus « sédentaire » en agence, ou au contraire rebondir vers des fonctions plus transverses situées dans des hubs régionaux ou au siège lyonnais. Là encore, l’ancrage territorial du groupe en France sert d’ossature à ces trajectoires.

Il ne faut pas oublier que Descours et Cabaud est également présent hors de France. Le groupe est décrit comme leader sur le marché français, acteur majeur en Europe et implanté en Amérique du Nord. Cette dimension internationale a un impact indirect sur les implantations françaises : elle renforce le poids du siège dans la coordination, les projets digitaux, la politique RSE, les négociations avec les grands fournisseurs mondiaux. Certains postes basés en France ont donc une portée bien plus large que leur adresse postale ne le laisse penser.

Un autre enjeu se joue sur ces implantations : la capacité à accompagner les transitions écologiques des territoires. Les agences desservent des chantiers de rénovation énergétique, des projets de réseaux d’eau, des aménagements paysagers plus sobres en ressources. Elles fournissent des solutions pour réduire la consommation d’énergie, optimiser l’utilisation de l’eau, améliorer la sécurité et l’ergonomie sur les chantiers. Cette réalité nourrit progressivement les profils recherchés : sensibilité RSE, connaissance des nouvelles réglementations, curiosité pour les innovations matérielles.

A lire également :  Alexandre Arnault : biographie, fortune, famille et parcours chez LVMH

Côté conditions de travail, les implantations régionales permettent parfois de concilier carrière et vie personnelle plus facilement que dans certains sièges parisiens très centralisés. Les plages horaires sont souvent calées sur celles des clients professionnels, avec moins de travail tard le soir. Cela ne veut pas dire que tout est simple, surtout en haute saison de chantier, mais la temporalité reste liée au rythme des activités BtoB.

En regardant l’ensemble, on voit se dessiner une organisation en réseau, où chaque agence joue un rôle de relais local tout en s’inscrivant dans un dispositif plus large. Pour une personne qui apprécie les structures à taille humaine mais veut bénéficier des moyens d’un grand groupe, cette articulation peut être intéressante.

Un groupe tourné vers l’avenir : RSE, innovation de services et perspectives de carrière

Se pencher sur Descours et Cabaud sans parler d’avenir serait un peu court. Le groupe met en avant une orientation claire vers les grands défis du XXIe siècle : transition environnementale, performance énergétique, gestion de l’eau, évolution des conditions de travail. Ce ne sont pas que des slogans. La nature même de son activité oblige à se positionner sur ces sujets, puisque les clients attendent des solutions qui réduisent leur impact tout en restant efficaces économiquement.

Sur le plan environnemental, l’offre se recentre progressivement sur des produits et systèmes qui rendent les industries plus sobres en énergie, les bâtiments plus ergonomiques et moins énergivores, les réseaux d’eau et d’assainissement plus fiables. Tu peux y voir une contrainte ou une opportunité. Pour les métiers de la vente et du conseil technique, cela demande de se former à ces nouvelles références, de comprendre les gains réels pour le client, de ne pas se contenter de répéter un argumentaire marketing.

Sur la dimension sociale, Descours et Cabaud affirme porter une attention continue aux conditions et à l’environnement de travail. Concrètement, cela se traduit par la diffusion d’équipements de protection de plus en plus sophistiqués, par des conseils sur l’ergonomie des postes, et, en interne, par des réflexions sur les parcours, la santé et la sécurité des propres équipes. Les métiers logistiques, souvent exposés à des risques physiques, sont particulièrement concernés.

D’un point de vue RSE plus global, les questions de transport, de packaging, de gestion des déchets prennent de l’ampleur. Optimiser les tournées de livraison, réduire les trajets inutiles, proposer des solutions de reprise ou de recyclage sur certaines catégories de produits fait désormais partie de la feuille de route. Ces évolutions ouvrent des créneaux pour des profils hybrides : logistique + data, technique + RSE, commercial + conseil en performance environnementale.

Pour t’aider à repérer des points d’entrée, voici quelques axes sur lesquels le groupe semble particulièrement actif :

  • Digitalisation de l’offre avec des plateformes en ligne pour commander du matériel professionnel, suivre les stocks, accéder à des contenus techniques.
  • Développement de services industriels au-delà de la simple fourniture de produits, comme la maintenance, le conseil ou la formation.
  • Montée en puissance de la RSE dans les choix produits, la logistique, les partenariats avec les clients et les fournisseurs.
  • Professionnalisation des parcours internes avec des formations, des mobilités et une attention plus visible portée aux compétences.

Du côté carrière, il ne faut pas fantasmer une progression linéaire et garantie. Ce type de groupe donne des opportunités aux personnes qui s’investissent, qui comprennent le fonctionnement BtoB et qui construisent leur crédibilité sur la durée. La polyvalence reste un atout fort : savoir parler technique, chiffres, contraintes de chantier, tout en restant pédagogue, fait clairement la différence.

Un point de vigilance tout de même : si tu viens de secteurs très « image », très orientés vers la communication ou le produit grand public, l’univers Descours et Cabaud peut paraître rugueux au départ. Les clients sont exigeants, les marges de manœuvre financières sont parfois serrées, et les résultats se mesurent en commandes livrées, pas en likes. Beaucoup de personnes s’y épanouissent justement parce qu’elles ont le sentiment de participer à des projets tangibles, utiles au fonctionnement des territoires.

En regardant la trajectoire passée et les orientations actuelles, un fil rouge apparaît : une capacité à ajuster le modèle sans perdre le lien au terrain. Pour quelqu’un qui cherche un environnement où l’on peut encore « voir » les effets de son travail, suivre des chantiers, visiter des ateliers, c’est un élément à garder en tête avant de balayer d’un revers de main la distribution industrielle au motif que ce serait un métier « de l’ombre ».

Quels sont les secteurs clients principaux de Descours et Cabaud en France ?

Descours et Cabaud adresse surtout quatre grands univers en France : lindustrie au sens large (maintenance, production, projets neufs), le bâtiment et les travaux publics, les métiers de leau et de lassainissement, ainsi que le paysage et laménagement extérieur. Chaque univers a ses gammes de fournitures techniques et de services industriels dédiées, mais tous reposent sur le même socle : la capacité à fournir du matériel professionnel fiable, au bon moment, via un réseau dagences et de plateformes logistiques réparties sur le territoire.

Quels types de métiers peut-on trouver au sein du groupe ?

On retrouve des métiers commerciaux terrain, des postes en agence au comptoir, des fonctions logistiques en entrepôt ou sur plateformes, des experts techniques par familles de produits, ainsi que des fonctions support (achats, marketing, digital, finance, RH, qualité, RSE). Beaucoup de parcours commencent sur des postes opérationnels proches du terrain, puis évoluent vers des responsabilités commerciales, managériales ou transverses, en France ou à linternational.

Le groupe est-il uniquement présent en France ?

Non. Si Descours et Cabaud est historiquement ancré en France et considéré comme un leader sur ce marché, il sest aussi développé à linternational, en Europe et en Amérique du Nord. Cette dimension internationale se ressent dans certains métiers basés en France, notamment au siège lyonnais ou dans des fonctions achats, digital, logistique et grands comptes, qui gèrent des projets et des partenariats au-delà des frontières nationales.

Pourquoi la logistique est-elle aussi stratégique pour Descours et Cabaud ?

La promesse du groupe repose en grande partie sur sa capacité à livrer rapidement les fournitures techniques nécessaires aux chantiers et aux sites industriels. Sans une logistique performante, capable de gérer les stocks, les flux, la traçabilité et les tournées de livraison, la valeur ajoutée commerciale serait largement réduite. Cest pour cela que les métiers de la logistique et de lorganisation des flux sont considérés comme centraux, avec des investissements dans les systèmes dinformation et les pratiques RSE liées au transport.

En quoi Descours et Cabaud sintègre-t-il dans les enjeux de transition écologique ?

Descours et Cabaud diffuse des solutions qui contribuent à rendre les industries plus sobres en énergie, les bâtiments plus économes, et les réseaux deau plus performants. Le groupe travaille aussi sur ses propres impacts, en optimisant ses schémas logistiques, en faisant évoluer les gammes de produits vers des références plus responsables, et en accompagnant les clients sur des projets à forte dimension environnementale. Pour les salariés, cela ouvre des perspectives dans les métiers techniques, commerciaux et RSE, à condition dêtre prêt à se former et à monter en compétence sur ces sujets.

Laisser un commentaire

Précédent

Misumi : catalogue, produits phares et contact de la marque spécialisée en composants mécaniques

Suivant

Devoteam : avis, métiers, salaires et opportunités dans le conseil technologique