Création SASU Legalstart : prix, démarches et points clés à connaître

Créer une SASU en ligne n’est plus réservé aux « pros » du droit. En quelques formulaires bien pensés, tu peux déposer ton capital, publier ton annonce légale et obtenir ton Kbis sans mettre les

Sophie Martineau

Rédigé par : Sophie Martineau

Publié le : janvier 16, 2026


Créer une SASU en ligne n’est plus réservé aux « pros » du droit. En quelques formulaires bien pensés, tu peux déposer ton capital, publier ton annonce légale et obtenir ton Kbis sans mettre les pieds au greffe. Legalstart fait partie des acteurs qui ont simplifié cette Création SASU, en proposant des parcours guidés, des packs à prix affichés et un accompagnement juridique modulable. L’enjeu, pour toi, ce n’est pas seulement de cliquer au bon endroit, mais de comprendre ce que tu délègues, ce que tu gardes en main, et combien tout cela va vraiment te coûter, entre frais obligatoires et options plus ou moins utiles.

Derrière la promesse de rapidité, il y a un vrai sujet de stratégie : choix du statut juridique, niveau de protection de ton patrimoine, régime social du dirigeant, options fiscales possibles, et anticipation des charges futures. Une SASU bien pensée te laisse de la marge pour grandir, accueillir un associé, ajuster ta rémunération et, un jour, transformer ton activité solo en petite équipe. À l’inverse, une constitution entreprise bricolée peut t’enfermer dans des statuts mal ficelés et des coûts que tu n’avais pas vus venir. Cet article fait le point sur les démarches SASU avec Legalstart, les points clés SASU à vérifier avant de payer, et les vrais postes de dépenses, pour t’éviter les mauvaises surprises et t’aider à choisir en conscience entre « tout faire soi-même » et passer par une legaltech.

En bref

  • SASU : forme souple, responsabilité limitée au capital social SASU, adaptée si tu veux entreprendre seul tout en préparant une croissance future.
  • Legalstart : plateforme en ligne qui centralise les formalités administratives de création, avec plusieurs packs (Starter, Standard, Premium) selon ton budget et ton besoin d’accompagnement.
  • Prix création SASU : compte en général entre 400 et 700 € en additionnant frais légaux (annonce légale, INPI, RNE, bénéficiaires effectifs) et prestation Legalstart.
  • Démarches clés : questionnaire, choix de l’offre, dépôt des justificatifs, paiement, puis prise en charge par les formalistes jusqu’à l’immatriculation.
  • Points de vigilance : rédaction des statuts, choix du régime fiscal, coût futur des charges sociales du président, et articulation avec ton projet personnel (sortie d’un CDI, reconversion, cumul d’activités…).

Création SASU Legalstart : comprendre le statut juridique et ses vrais atouts avant de se lancer

Avant même de parler de formulaires en ligne ou de packs Premium, la première question reste simple : la SASU est-elle vraiment adaptée à ton projet, à ton niveau de risque et à ta situation perso ? Beaucoup de créateurs la choisissent parce qu’ils entendent partout que « c’est souple » et « plus sérieux qu’une micro ». Dans les accompagnements de reconversion, on voit souvent des profils qui se ruent sur ce statut juridique sans avoir bien mesuré les impacts sociaux et fiscaux. Prendre une heure pour poser le cadre fait gagner des mois ensuite.

La SASU, Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, repose sur un principe rassurant : ta responsabilité est limitée au montant du capital social SASU. Si tu apportes 1 000 €, tes risques théoriques se limitent à ces 1 000 €, sauf faute de gestion caractérisée ou garantie perso donnée à une banque. En clair, tu protèges ton patrimoine privé, ce qui change la donne par rapport à certains régimes individuels. Pour quelqu’un qui a déjà un crédit immo ou des enfants, cet élément de protection n’est pas accessoire.

Sur le plan du fonctionnement, la gouvernance est réduite au minimum : un président, qui peut être toi ou une autre personne, et un associé unique. Ce président relève du régime assimilé salarié lorsqu’il est rémunéré. Concrètement, les charges sociales ressemblent à celles d’un salarié cadre, avec une couverture sociale plutôt correcte, mais un coût important pour la société. Si tu envisages un salaire proche du SMIC, tu peux te faire une idée des charges à prévoir en regardant comment se structure un coût employeur classique, comme expliqué dans des analyses du type combien paie un patron au SMIC. Tu verras vite que « se salarier » n’est pas anodin pour la trésorerie.

Sur le plan fiscal, la SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés. Tu peux, dans certaines conditions, opter pour l’impôt sur le revenu pendant une période limitée. Ce choix n’est pas qu’une case à cocher : il influe sur ta rémunération nette, sur ce que tu peux laisser en réserve dans la société, et sur ta déclaration personnelle. Par exemple, un projet qui démarre doucement, avec peu de chiffre d’affaires les premières années, ne sera pas structuré de la même manière qu’une activité qui démarre avec un gros client B2B déjà signé.

Un autre atout souvent sous-estimé de la SASU, c’est sa capacité à évoluer. Tu peux passer à une SAS à plusieurs associés en accueillant un partenaire, un investisseur ou un futur co-dirigeant. Les actions se cèdent assez facilement, ce qui permet des entrées et sorties au capital plus souples qu’en EURL par exemple. Pour un salarié qui prépare une sortie de son entreprise actuelle, cette flexibilité offre de vraies marges de manœuvre : tu peux créer seul, tester, puis ouvrir le capital si le projet prend de l’ampleur.

Il y a toutefois un revers : une SASU reste une société de capitaux, avec des règles plus lourdes qu’une micro-entreprise. Assemblées (même simplifiées), rapports, obligations comptables complètes, eventuelle nomination de commissaire aux comptes au-delà de certains seuils… Pour un side-project modeste qui restera toujours un complément de revenu, cette structure peut être disproportionnée. À l’inverse, pour un projet ambitieux, vouloir absolument rester en micro sous prétexte de simplicité est, à long terme, une stratégie fragile.

Autre point souvent oublié : le capital social SASU peut démarrer à 1 €, mais cela n’a guère de sens si tu veux être crédible face à une banque, un bailleur commercial ou un gros client. Un capital trop faible envoie un signal de fragilité. Mieux vaut parfois monter un capital de 1 000 ou 2 000 €, quitte à le libérer en plusieurs fois, que d’afficher un capital symbolique qui ne reflète pas la réalité du projet.

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La bonne question à te poser n’est pas « la SASU est-elle la meilleure forme ? », mais « est-elle cohérente avec mon niveau de risque, mes besoins de protection, mes ambitions de développement et ma situation perso actuelle ? ». Une fois ce tri fait, l’outil Legalstart devient intéressant pour accélérer la mise en musique, mais pas avant.

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Prix création SASU avec Legalstart : décortiquer les frais visibles et ceux qu’on oublie souvent

Quand on parle de prix création SASU, il faut distinguer deux blocs : les frais légaux incompressibles liés aux formalités administratives et l’honoraire du prestataire (Legalstart ou un autre). Beaucoup d’entrepreneurs comparent les plateformes à partir du prix affiché sur la page d’accueil, sans intégrer l’annonce légale, les frais INPI, la déclaration des bénéficiaires effectifs ou l’ouverture du compte pro. Résultat : l’écart avec un cabinet « classique » semble énorme, alors qu’en réalité la différence se joue surtout sur le temps passé et le degré d’accompagnement.

Sur la partie frais obligatoires, tu retrouves toujours les mêmes briques. La publication de l’annonce légale de constitution, devenue annonce de « création d’entité », coûte entre 140 et 170 € selon le département. L’immatriculation au registre national des entreprises (RNE) via l’INPI se situe autour de 35 à 45 € selon que ton activité soit commerciale ou artisanale. La déclaration des bénéficiaires effectifs ajoute un peu plus de 20 €. À cela, tu dois ajouter le coût d’ouverture d’un compte bancaire professionnel, très variable selon la banque et le type de services (offre en ligne, banque traditionnelle, package avec assurance…).

Pour clarifier, voici un ordre de grandeur typique des frais légaux indépendants de Legalstart :

Formalité administrativeFourchette de coût estimativeRemarques
Publication de l’annonce légale141 à 165 €Montant fixé selon la longueur et le département
Immatriculation au RNE / RCS via INPI35,59 à 45 €Différence selon activité commerciale ou artisanale
Déclaration des bénéficiaires effectifsAutour de 20,34 €Obligatoire pour toutes les sociétés
Ouverture d’un compte bancaire proVariableDépend de la banque et de la formule choisie

Sur la partie prestation, Legalstart structure son offre autour de trois packs. Le pack Starter, affiché à 0 € hors taxes, comprend la rédaction des statuts et un dossier complet prêt à être déposé. Tu paies évidemment les frais légaux en plus, mais pas de marge spécifique à la plateforme sur cette partie. Ce pack convient à des profils à l’aise avec le dépôt sur le site de l’INPI et qui veulent surtout sécuriser la rédaction des statuts sans se ruiner.

Le pack Standard, autour de 99 € HT, reprend l’offre Starter et y ajoute la validation du dossier par un formaliste et l’immatriculation effectuée directement par Legalstart auprès de l’INPI. Pour beaucoup d’entrepreneurs, c’est le bon compromis : tu gagnes du temps, tu limites les risques de rejet par le greffe, sans multiplier les allers-retours seuls sur le portail. Le pack Premium, à partir de 199 € HT, ajoute un traitement express (souvent 24 à 48 heures), une garantie anti-rejet et une assistance pendant une trentaine de jours. Utile si tu as un timing serré (contrat qui démarre, besoin de facturer vite) ou si tu te sens vraiment peu à l’aise avec les démarches.

Une idée reçue revient souvent : « Je vais écrire mes statuts moi-même, comme ça ce sera gratuit ». En théorie, oui. En pratique, la moindre clause mal adaptée sur les pouvoirs du président, les conditions de cession d’actions ou l’objet social peut te bloquer plus tard. Réécrire des statuts en urgence quand un investisseur arrive à la table coûte beaucoup plus que 200 € de départ. L’économie réalisée au début se transforme parfois en dépense importante plus tard, sans parler du temps perdu.

D’ailleurs, comparaison utile : si tu passes par un avocat ou un expert-comptable pour un accompagnement sur mesure, la note de rédaction des statuts et constitution entreprise pour une SASU tourne facilement entre 1 000 et 2 500 € selon la complexité. Ce n’est ni abusif ni scandaleux, simplement ce n’est pas la même promesse. Legalstart et les autres legaltech compressent ce coût par l’automatisation et la standardisation, en acceptant que certains cas très spécifiques sortent de leur cible.

D’un point de vue budgétaire global, en cumulant pack Standard ou Premium, frais d’annonce, immatriculation, bénéficiaires effectifs et compte pro, tu te situes souvent dans une fourchette 400–700 €. Évidemment, ce chiffre varie si tu ajoutes des prestations annexes (dépôt de marque, conditions générales de vente, accompagnement comptable), mais pour la création pure, c’est l’ordre de grandeur réaliste pour démarrer sainement.

Une bonne pratique consiste à poser noir sur blanc ton budget de constitution, comme tu le ferais pour un business plan : combien pour la création, combien pour le matériel, combien pour la communication de démarrage. Cette discipline évite de s’étonner trois mois plus tard d’avoir déjà entamé son épargne ou sa trésorerie de départ.

Démarches SASU avec Legalstart : du questionnaire en ligne au Kbis, comment se passe concrètement la procédure

Passons maintenant au déroulé concret. Imaginons Clara, 38 ans, consultante marketing en CDI qui prépare sa sortie pour se lancer en indépendante. Elle a validé que la SASU correspond à son projet, qu’elle veut pouvoir s’associer plus tard, et qu’elle préfère un statut qui sépare bien son patrimoine personnel de son activité. Elle choisit Legalstart pour gagner du temps, sans pour autant confier toute sa stratégie juridique à un tiers. Comment se passe sa Création SASU étape par étape ?

La première étape consiste à répondre au questionnaire en ligne. Legalstart te guide sur des points clés : dénomination sociale, adresse du siège, objet social, montant et nature du capital, identité du président, répartition entre actions libérées et non libérées… Ce formulaire a un double intérêt. Il structure ta réflexion (par exemple sur le choix de l’adresse de domiciliation) et alimente l’algorithme qui va générer tes statuts. Si tu ne sais pas encore si ton activité nécessite une autorisation particulière, une recherche rapide s’impose, comme on le ferait pour un projet de restauration en vérifiant les règles décrites dans un article du type faut-il un diplôme pour ouvrir un restaurant.

Après ce questionnaire, tu choisis ton niveau de prestation : Starter, Standard ou Premium. Clara, qui n’a ni le temps ni l’envie de se battre avec le portail INPI, part sur un pack Standard. Elle sait qu’elle devra quand même transmettre un certain nombre de justificatifs scannés. Parmi ces pièces, on retrouve l’attestation de dépôt de fonds, l’attestation de parution de l’annonce légale, les pièces d’identité du président, la déclaration de non-condamnation et de filiation, l’attestation de domiciliation, ainsi que la déclaration des bénéficiaires effectifs.

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Le dépôt de capital se fait via une banque ou un établissement en ligne qui délivre un certificat de dépôt des fonds. Legalstart ne garde pas l’argent, mais t’aide souvent à identifier des partenaires bancaires si tu n’en as pas. Une fois l’attestation obtenue, elle est ajoutée au dossier. La domiciliation, elle, peut se faire chez toi, dans un local commercial ou via une société de domiciliation. Choisir une adresse dans une grande ville ou un quartier d’affaires peut avoir un impact d’image, parfois même de fiscalité locale, mais ce n’est pas toujours indispensable pour démarrer.

Legalstart prend aussi en charge la publication de l’annonce légale dans un journal habilité. Tu n’as pas à rédiger toi-même le texte, ce qui évite les oublis de mentions obligatoires. Tu reçois ensuite une attestation de parution, élément clé pour le dossier d’immatriculation. De nombreux rejets de dossier proviennent justement de documents incomplets ou mal formulés, d’où l’intérêt de ce type de prise en charge.

Une fois tous les éléments réunis, les formalistes de Legalstart montent le dossier final et le déposent sur le portail INPI pour immatriculation au registre du commerce et des sociétés. C’est à ce stade que la garantie anti-rejet d’un pack Premium prend tout son sens : si le greffe émet une observation, l’équipe gère les corrections sans coût complémentaire pour toi. Les délais d’obtention du Kbis varient, mais avec un traitement express et un greffe réactif, 48 heures restent réalistes.

Sur le plan pratique, il faut bien comprendre que déléguer les formalités administratives ne te dispense pas de rester aux commandes. Tu dois toujours vérifier les informations saisies, relire les statuts pour t’assurer qu’ils collent à ton projet, et prendre les décisions structurantes (régime fiscal, rémunération, niveau de capital). Une plateforme comme Legalstart fluidifie la mécanique, mais ne remplace ni ton jugement, ni, si besoin, un avis ponctuel d’avocat ou d’expert-comptable sur des points sensibles.

Ce qui ressort des retours d’expérience, c’est que les utilisateurs apprécient la possibilité de calibrer le périmètre délégué. Certains confient uniquement la rédaction des statuts, d’autres la création complète, d’autres encore ajoutent la comptabilité ou la protection de leurs marques. Cette modularité colle bien aux profils en reconversion ou en transition, qui jonglent souvent entre budget limité et besoin de sécuriser quelques points critiques.

Offres, services annexes et comparatif Legalstart / autres legaltech pour la création de SASU

Une fois que tu as compris le cœur du service, la question devient : pourquoi Legalstart plutôt qu’un autre acteur comme Captain Contrat, LegalPlace, Contract Factory, Simplitoo ou Dougs ? Le marché des legaltech autour de la Création SASU est assez dense, avec des positionnements parfois proches, parfois très différents. S’y repérer demande un peu de recul, surtout si tu veux que ta constitution entreprise s’inscrive dans une vision plus large de ton projet.

Legalstart mise sur une interface claire, des packs bien identifiés et une offre assez large de services annexes. Au-delà de la création, tu peux par exemple y gérer le dépôt de marque, la rédaction de tes conditions générales de vente, de tes mentions légales, ou encore la mise en conformité de ta politique de données personnelles au RGPD. Pour un business en ligne, ce n’est pas du luxe. Beaucoup d’entrepreneurs se focalisent sur leur statut juridique et repoussent ces sujets à plus tard, jusqu’au jour où un client ou un partenaire pose une question à laquelle ils ne savent pas répondre.

Les services annexes possibles avec Legalstart incluent, entre autres, le dépôt de brevets, de logos, la recherche d’antériorité sur un nom de marque, la déclaration des bénéficiaires effectifs, la rédaction de pactes d’actionnaires, ou encore la mise en place d’une comptabilité externalisée. Sur le papier, cela peut donner le vertige. En pratique, cela permet surtout de centraliser une bonne partie de ton back-office juridique au même endroit, tout en gardant la main sur ce que tu fais en interne.

Face à cela, Captain Contrat joue plus explicitement la carte du lien avec un réseau d’avocats. Les tarifs sont généralement plus élevés, mais adaptés si tu as une situation complexe : plusieurs associés, levée de fonds envisagée, répartition fine des pouvoirs, ou volonté d’intégrer d’emblée un pacte d’associés sophistiqué. Contract Factory se place plutôt comme une « usine à actes » centralisée, permettant de générer statuts, modifications, cessions de parts, etc., tout au long de la vie sociale.

LegalPlace et Simplitoo cherchent plutôt à tirer les prix vers le bas en ciblant les petites structures et la création rapide. Dougs, de son côté, se positionne comme cabinet comptable en ligne intégrant la création dans un package plus vaste : tu crées ta SASU, puis tu confies la compta au même interlocuteur. Pour certains entrepreneurs, cette continuité est rassurante. Pour d’autres, c’est une manière de mettre tous ses œufs dans le même panier, ce qui peut être discutable selon ton appétence au risque.

Pour choisir, quelques critères simples peuvent t’aider :

  • Ton budget global et ta tolérance au « fait maison » sur les démarches.
  • La complexité juridique de ton projet (associés, levée de fonds, secteur réglementé…).
  • Ta volonté de centraliser juridique, fiscal et comptable chez un ou plusieurs prestataires.
  • La rapidité nécessaire pour obtenir ton Kbis et commencer à facturer.

Une prise de position claire ici : pour une première Création SASU avec un associé unique, sans structure capitalistique compliquée et sans secteur hyper réglementé, une plateforme comme Legalstart ou ses équivalents est souvent largement suffisante. Aller d’emblée chez un cabinet hautement spécialisé peut être disproportionné par rapport à tes enjeux de départ. En revanche, à la moindre complexité (ex. apport en nature important, opération avec des investisseurs), ne pas demander au moins un avis d’avocat serait une mauvaise économie.

Autre point rarement abordé : la qualité de la pédagogie. Un créateur qui est en reconversion, parfois épuisé par sa vie de salarié précédente, n’a pas besoin qu’on lui récite le Code de commerce. Il a besoin qu’on traduise les conséquences concrètes de ses choix : combien ça coûte, à quelle échéance, quels risques si ça se passe mal, quelles marges de manœuvre si son projet évolue. Sur ce terrain, les legaltech qui produisent un contenu éditorial clair, des guides, des comparatifs de statuts, rendent un vrai service. Tu peux d’ailleurs croiser ces ressources avec des analyses orientées emploi et charges, comme sur Trajectio, pour ne pas regarder uniquement le versant « juridique » mais aussi l’impact sur ta trajectoire pro globale.

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La vraie clé, ce n’est pas de trouver « la » meilleure plateforme, mais celle qui colle à ton projet, à ton budget et à ton besoin d’accompagnement maintenant, tout en restant réversible si ta situation se complexifie plus tard.

Avantages SASU et création via Legalstart : impacts concrets sur ton projet pro et ta reconversion

On pourrait croire que la Création SASU ne concerne que des profils ultra orientés business, rompus aux montages juridiques. En réalité, beaucoup de dossiers qui passent par Legalstart ou d’autres plateformes viennent de personnes en milieu de carrière, parfois usées par leur job salarié, qui cherchent une nouvelle respiration professionnelle sans se couper trop violemment de la sécurité qu’elles ont connue. Pour ces profils, les avantages SASU ne sont pas que théoriques, ils touchent très directement la façon de vivre son travail au quotidien.

Premier levier, la protection du patrimoine et la séparation claire entre toi et ta société. Quand tu quittes une entreprise pour lancer ton activité, tu sors souvent d’un univers où les risques sont portés par l’employeur. Passer en indépendant sans aucune barrière entre tes dettes professionnelles et ton appartement peut être très anxiogène. La SASU joue ici un rôle de « pare-chocs » psychologique autant que juridique. Tu sais que, sauf faute grave de gestion ou garantie personnelle, un imprévu business ne mettra pas automatiquement en danger tes biens personnels.

Deuxième avantage, la flexibilité sur ta rémunération. En SASU, tu peux mélanger salaire et dividendes, ajuster ton niveau de rémunération selon la trésorerie, ou parfois te verser un salaire modeste au départ pour préserver la capacité d’investissement de ta structure. Ce n’est pas magique, les charges sociales restent élevées, mais tu peux piloter ton revenu avec un peu plus de finesse qu’en micro, où tout ton chiffre d’affaires est directement pris en compte dans ton revenu imposable.

Troisième levier, la crédibilité vis-à-vis des clients et partenaires. Certains secteurs restent sensibles à la forme de l’entreprise. Arriver face à un grand compte ou à un bailleur commercial avec une SASU dotée de statuts propres, d’un capital social lisible et d’un Kbis, n’envoie pas le même signal qu’un simple statut d’auto-entrepreneur. Ce n’est pas toujours décisif, mais dans des environnements B2B tendus, ça peut faire la différence entre un contrat signé et un appel d’offres perdu.

Du côté de Legalstart, l’avantage principal tient à la capacité de transformer un projet encore flou en une structure opérationnelle en quelques jours, sans te noyer dans les formalités administratives. Si tu es encore en poste et que tu jongles entre tes journées de travail et ton projet, ce gain de temps n’est pas anodin. Chaque heure non passée à comprendre une procédure INPI est une heure gagnée pour parler à des clients potentiels, tester ton offre, affiner ton positionnement.

Il faut toutefois rester lucide : une plateforme ne remplace ni une réflexion sérieuse sur ton modèle économique, ni un travail sur ton employabilité et tes compétences. Créer une SASU rapidement n’a de sens que si elle est au service d’un projet réaliste. Beaucoup de reconversions ratent non pas pour des raisons administratives, mais parce que la personne sous-estime le temps nécessaire pour trouver sa clientèle, ajuster ses tarifs ou se former à des compétences clés (prospection, marketing digital, négociation…).

Un autre bénéfice stratégique de cette forme, souvent oublié, se trouve dans la possibilité de combiner ton activité de dirigeant avec d’autres casquettes : formateur indépendant, intervenant ponctuel, consultant pour ton ancien employeur, etc. La SASU sert alors de cadre pour facturer plusieurs activités liées, avec un seul Kbis et une comptabilité unique. À condition évidemment que ton objet social soit rédigé assez largement pour couvrir ces différentes facettes.

Enfin, un point de vigilance rarement mis en avant : la SASU donne de la liberté, mais elle impose une vraie rigueur de gestion. Si tu te lances sans filet, avec un prévisionnel trop optimiste et une vision floue de tes charges sociales et fiscales, tu risques une mauvaise surprise à moyen terme. Prendre un moment pour simuler différents scénarios de rémunération (avec l’aide ponctuelle d’un expert-comptable si besoin) permet d’éviter de tomber dans le piège du « tout pour la liberté » sans visibilité sur le net qui te restera en fin de mois.

En résumé, l’outil est solide, la plateforme pratique, mais l’essentiel reste ton projet et ta capacité à piloter l’ensemble. La SASU, surtout créée via un service comme Legalstart, peut être un excellent levier de transition professionnelle, à condition d’être utilisée en conscience, et pas juste parce que « tout le monde fait comme ça ».

Quel budget prévoir pour une création de SASU avec Legalstart ?

Si tu utilises Legalstart pour créer ta SASU, prévois en général entre 400 et 700 €. Ce montant inclut les frais légaux incompressibles (annonce légale, immatriculation RNE via INPI, déclaration des bénéficiaires effectifs, ouverture du compte bancaire pro) et la prestation de la plateforme selon le pack choisi (Starter, Standard ou Premium). La partie création pure se situe souvent autour de 200 à 300 € en prestation, le reste correspondant aux frais administratifs obligatoires.

Peut-on vraiment créer une SASU gratuitement en ligne ?

Non, une création de SASU ne peut pas être totalement gratuite, car certaines formalités administratives sont payantes (annonce légale, immatriculation, déclaration des bénéficiaires effectifs). Tu peux en revanche réduire la facture en rédigeant toi-même tes statuts ou en choisissant un pack d’entrée de gamme, mais cela augmente le risque d’erreurs ou de clauses mal adaptées. L’objectif n’est pas de viser le zéro euro, mais un budget raisonnable en cohérence avec l’enjeu de ton projet.

Quelles sont les principales étapes de création d’une SASU avec Legalstart ?

Le parcours standard se déroule en quatre grandes étapes : 1) tu remplis un questionnaire en ligne sur Legalstart pour préciser les caractéristiques de ta SASU ; 2) tu choisis le niveau de prestation (Starter, Standard, Premium) ; 3) tu transmets les justificatifs nécessaires sous format numérique (pièce d’identité, attestation de dépôt de capital, domiciliation, annonce légale, etc.) ; 4) tu règles les frais et la plateforme dépose le dossier sur le portail INPI pour obtenir l’immatriculation et ton extrait Kbis.

Legalstart convient-il si mon projet de SASU est complexe ?

Legalstart est bien adapté pour une SASU avec un associé unique, un capital simple et une activité non réglementée. Si ton projet implique plusieurs investisseurs, des apports en nature importants, un secteur très encadré ou une levée de fonds rapide, il est recommandé de compléter l’usage de la plateforme par un accompagnement individualisé d’un avocat ou d’un expert-comptable. La legaltech gère alors le socle administratif, tandis que le conseil sur mesure se concentre sur les points sensibles.

Quel est l’intérêt de choisir une SASU plutôt qu’une micro-entreprise ?

La SASU permet de limiter ta responsabilité au montant du capital, de donner une image plus structurée à ton activité et d’envisager plus facilement une croissance avec des associés ou des investisseurs. Elle offre aussi des leviers de pilotage de ta rémunération via le mix salaire/dividendes. En revanche, elle impose des obligations comptables et sociales plus lourdes que la micro-entreprise. Si ton activité reste marginale ou très modeste, la micro peut suffire ; si tu vises un vrai développement, la SASU constitue souvent un cadre plus robuste.

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