Comment avoir une convention de stage sans école ni formation : les solutions possibles

Tu as quitté ton école, terminé tes études, ou tu n’as tout simplement jamais été étudiant, et pourtant une offre de stage te tend les bras. L’entreprise est partante, toi aussi, mais un détail bloque

Sophie Martineau

Rédigé par : Sophie Martineau

Publié le : août 28, 2026


Tu as quitté ton école, terminé tes études, ou tu n’as tout simplement jamais été étudiant, et pourtant une offre de stage te tend les bras. L’entreprise est partante, toi aussi, mais un détail bloque tout : la fameuse convention de stage. Sans ce document tripartite, impossible de faire un stage sans école en toute légalité, même si tout le monde est d’accord.

Beaucoup abandonnent à ce moment-là, persuadés que sans établissement d’enseignement, la porte est définitivement fermée. Le cadre légal français laisse plusieurs portes entrouvertes, à condition de savoir où frapper et de respecter quelques règles simples.

Ce texte détaille précisément comment obtenir une convention de stage sans être inscrit dans une formation classique. Il s’adresse à toi si tu es en reconversion, entre deux diplômes, déjà en poste, ou en situation de recherche d’emploi.

L’objectif n’est ni de contourner la loi, ni de bricoler un stage sans formation au rabais, mais de t’aider à faire un stage légal en utilisant les bons dispositifs : organisme de formation tiers, PMSMP, alternance, réinscription ciblée… Le tout avec des repères clairs sur les coûts, les délais, les risques à éviter et les profils pour lesquels chaque solution fait sens.

En bref

  • Tout stage doit être encadré par une convention tripartite qui associe l’entreprise, le stagiaire et un organisme d’enseignement ou de formation reconnu.
  • Un stage sans établissement scolaire reste possible grâce à des organismes de formation tiers, aux PMSMP via France Travail, à l’alternance ou à une réinscription courte dans un cursus.
  • Les organismes de formation en ligne offrent aujourd’hui la voie la plus rapide et souple pour obtenir convention stage en quelques jours, à condition de vérifier leur sérieux.
  • Un stage auto-entrepreneur n’existe pas juridiquement : sans convention ou sans contrat de travail, on tombe dans le travail dissimulé.
  • Le choix de la solution dépend de ton urgence, de la durée souhaitée, de ton statut (demandeur d’emploi, salarié, indépendant) et de ton projet professionnel.

Convention de stage sans école ni formation initiale : comprendre le cadre légal avant de chercher des solutions

Avant de t’intéresser aux alternatives stage sans inscription en école, il faut clarifier le terrain de jeu. En France, le stage en entreprise est encadré par le Code de l’éducation, notamment les articles L.124-1 et suivants.

Convention de stage sans école ni formation initiale : comprendre le cadre légal avant de chercher des solutions — document de convention de stage étudiant

Un stage ne peut pas être un « petit boulot déguisé » : il doit être lié à un parcours pédagogique, même si ce parcours ne ressemble pas à la fac ou à l’école de commerce classique.

Concrètement, une convention de stage est un contrat tripartite entre toi, l’entreprise d’accueil et un organisme (école, université, centre de formation) qui rattache ce stage à une action de formation. Sans ce troisième signataire, le document est nul. L’entreprise prend alors le risque d’être accusée de travail dissimulé, et toi de ne pas être couvert en cas d’accident du travail. Ce n’est pas un détail administratif, c’est un vrai sujet de protection.

Beaucoup de candidats pensent encore que la convention doit venir « de leur propre école ». Ce n’est pas le cas. La loi exige un organisme d’enseignement ou de formation, mais ne précise pas qu’il doit être celui qui t’a délivré ton dernier diplôme. C’est exactement là que se glissent les solutions stage sans école qui restent dans les clous : tu peux te rattacher à un nouvel organisme, même pour une courte formation en ligne, du moment qu’il est correctement déclaré.

Léa, 28 ans, a fini un BTS il y a trois ans. Elle travaille comme vendeuse, mais veut se réorienter vers le marketing digital. Une PME lui propose un stage indépendant de quatre mois pour tester le métier. Problème : elle n’est plus étudiante, son ancien établissement refuse de fournir une convention. Deux options se présentent : renoncer à l’opportunité, ou se faire accompagner par un organisme de formation qui va à la fois l’inscrire à un parcours court et formaliser le stage. C’est cette deuxième voie qui permet de rester dans la légalité, sans gonfler artificiellement un dossier scolaire.

Il faut aussi distinguer stage et période d’immersion. Une PMSMP, par exemple, n’est pas un stage au sens strict, même si, côté entreprise, le quotidien ressemble souvent. Ce sont des dispositifs différents, avec leur propre cadre, leur propre durée maximale, leur propre logique. Croiser les deux sans les distinguer, c’est s’exposer à des malentendus avec les RH et à des refus de dossier.

Dernier point souvent négligé : le coût global d’un stagiaire pour une entreprise. Beaucoup d’organisations se renseignent sérieusement sur ce sujet avant d’ouvrir un poste, et ont lu des ressources du type coût d’un stagiaire pour l’entreprise. Autrement dit, l’employeur ne joue pas « juste un service » en te prenant ; il engage du temps, un cadre légal, parfois une gratification significative. D’où l’importance, pour toi, d’arriver avec un cadre juridique solide, une convention valide et un discours clair sur le dispositif utilisé.

Une fois ces bases posées, tu peux regarder sereinement les dispositifs existants pour un stage sans école, en sachant que la question n’est pas « comment contourner la loi », mais « comment t’inscrire dans un cadre légal qui correspond à ta situation ».

Organismes de formation tiers : la piste la plus rapide pour obtenir une convention de stage sans établissement

Les organismes de formation tiers se sont imposés comme la solution la plus fluide pour faire un stage légal quand tu n’es plus inscrit à l’université ou en école. L’idée est simple : tu t’inscris à une formation, souvent en ligne, qui inclut la possibilité d’un stage. L’organisme signe la convention avec l’entreprise et assure le suivi pédagogique minimal demandé par la loi.

A lire également :  Consultant IA : missions, compétences requises et opportunités en freelance

Pour que cette solution ait une valeur juridique, l’organisme doit disposer d’un numéro de déclaration d’activité et, depuis 2022, de la certification Qualiopi pour être reconnu dans le paysage de la formation professionnelle. Ces deux éléments sont non négociables : sans eux, la convention de stage est très fragile. C’est d’autant plus vrai en 2026, où les contrôles sur les organismes fantômes se sont renforcés après plusieurs scandales liés à des détournements de budgets de formation.

En pratique, un organisme sérieux te proposera un parcours de 150 à 250 heures, par exemple en marketing digital, en développement web ou en gestion de projet. Tu suis des modules théoriques, à ton rythme, en parallèle de ton stage. La convention est généralement délivrée en 24 à 72 heures après ton inscription, ce qui est précieux si l’entreprise souhaite que tu commences vite. Certains acteurs, positionnés sur un modèle très opérationnel, envoient même la convention sous 24 heures, tout en imposant un minimum de suivi pédagogique.

Les coûts tournent souvent entre 200 et 500 euros pour toute la durée de la formation et du stage. En-dessous de 100 euros, le risque est élevé de tomber sur un « vendeur de conventions » sans infrastructure pédagogique réelle. Au-delà de 600 euros, il faut se demander si le contenu de formation justifie vraiment le tarif ou si l’on paie surtout le papier. Sur ce type de décision, la lecture de ressources qui t’aident à choisir un organisme de formation peut éviter pas mal de déconvenues.

Côté profil, cette voie convient particulièrement :

  • Aux personnes en reconversion, déjà en poste, qui ne peuvent pas se permettre une année complète d’études.
  • Aux freelances qui veulent tester un secteur via un stage indépendant chez un client potentiel, sans tout de suite signer un contrat de prestation.
  • Aux étudiants « décrocheurs » qui ont quitté un cursus mais souhaitent faire valider une expérience récente.

Un exemple assez courant : Karim, 32 ans, développe son activité de graphiste en auto-entreprise. Il envisage de devenir salarié dans une agence, mais ne sait pas si le rythme lui conviendra. Plutôt que de candidater directement à un CDI, il préfère un stage de trois mois. Il ne peut pas faire un « stage auto-entrepreneur » en gardant son statut comme unique cadre juridique, ce serait assimilé à du travail dissimulé. Il choisit donc un organisme en ligne, suit quelques modules sur la gestion de projet créatif et réalise son stage au sein d’une agence avec une convention en béton, pendant que sa micro-entreprise reste en pause.

Pour limiter les mauvaises surprises, quelques critères sont vraiment à vérifier avant de signer un devis :

Critères de fiabilité à passer au crible

  1. Présence du numéro de déclaration d’activité, vérifiable via le site de la DREETS.
  2. Certification Qualiopi clairement mentionnée, avec le logo officiel et, si possible, le certificat téléchargeable.
  3. Avis clients vérifiés sur des plateformes indépendantes (Google, Avis Vérifiés, Trustpilot…), pas uniquement des témoignages anonymes sur le site.
  4. Mentions légales complètes : SIREN, adresse physique, identité du dirigeant, conditions générales de vente accessibles.
  5. Réactivité du support : un organisme qui répond à tes questions avant la vente aura plus de chances d’être présent si un problème survient avec la convention.

Si un organisme coche ces cases, la piste mérite d’être explorée. Sinon, mieux vaut passer son chemin, même si l’offre semble tentante. Un stage qui commence sur une convention bancale crée de la tension inutile avec l’entreprise d’accueil.

PMSMP, alternance, réinscription : les autres voies légales pour un stage sans formation classique

Si le passage par un organisme dédié ne colle pas à ta situation, il existe d’autres chemins pour un stage sans école, même s’ils ne se valent pas tous en matière de durée, de rémunération ou de souplesse. Trois dispositifs reviennent souvent dans les échanges avec les RH : la PMSMP, l’alternance et la réinscription dans un cursus universitaire ou professionnel.

La PMSMP, ou Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel, est gérée par France Travail (ex Pôle emploi) et les Missions locales. Elle vise surtout la découverte d’un métier ou la validation d’un projet, sur une durée courte. C’est gratuit pour toi comme pour l’entreprise, et si tu touches des allocations chômage, elles sont maintenues. En revanche, la durée maximale standard tourne autour d’un mois, parfois renouvelable. Pour un vrai stage long avec des responsabilités croissantes, le format montre vite ses limites.

L’alternance, via un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, s’inscrit à l’inverse dans la durée. On ne parle plus de stage, mais d’un contrat de travail, avec salaire, cotisations et droits associés. Pour un jeune de moins de 30 ans qui souhaite préparer un diplôme tout en restant en entreprise, c’est souvent plus adapté qu’un enchaînement de stages. Pour l’entreprise, l’avantage est clair : le cadre juridique est balisé, l’investissement peut s’étaler sur 12 à 24 mois, et les coûts de formation sont souvent pris en charge par l’OPCO (par exemple Opco Atlas pour les métiers du numérique et des services financiers).

Reste la réinscription dans une école ou une université. C’est une option cohérente si tu vises un nouveau diplôme et que le stage n’est qu’une composante de ce projet. Certaines formations acceptent des inscriptions en auditeur libre, avec la possibilité d’émettre une convention de stage. D’autres prévoient explicitement des stages longs en fin de cursus, ce qui peut débloquer l’accès à certaines offres « réservées aux étudiants ». Le prix et l’engagement temporel sont cependant importants, même pour une formation publique.

Pour y voir plus clair, voici un tableau récapitulatif des principaux paramètres à comparer quand tu hésites entre ces pistes :

DispositifDélai de mise en placeCoût pour le candidatDurée possible en entrepriseSouplesse pour un projet court
Organisme de formation tiers24 à 72 heuresEnviron 200 à 500 €Jusqu’à 6 moisTrès élevée
PMSMP France Travail1 à 3 semaines0 €Environ 1 mois (souvent renouvelable une fois)Moyenne
Réinscription école / université3 à 12 mois (calendrier académique)De 243 € à plusieurs milliers d’eurosJusqu’à 6 moisFaible
Contrat d’apprentissage / pro1 à 3 mois0 € (statut salarié)6 à 24 moisMoyenne pour un projet long

Un cas concret permet de visualiser les enjeux. Thomas, 24 ans, a arrêté une licence de droit en L2. Il vient de repérer une offre en cabinet d’avocats pour un stage de six mois, mais n’a plus de statut étudiant. S’il veut tester le secteur rapidement, un organisme de formation tiers est cohérent. S’il décide finalement de reprendre des études pour devenir avocat, une réinscription en licence ou en master sera incontournable. Dans son cas, la PMSMP serait intéressante pour une immersion de deux ou trois semaines, mais pas pour un stage de fin d’études.

A lire également :  France Travail actualisation : dates, démarches en ligne et calendrier à connaître

Il existe aussi des situations hybrides, où une personne commence par une PMSMP pour valider son projet, puis enchaîne avec un stage conventionné via un organisme tiers, ou bascule vers un contrat en alternance. Cette progressivité a du sens si tu avances à petits pas, avec des contraintes de santé, de famille ou de budget. Personne n’impose de faire un choix définitif dès le premier dispositif.

La clé, à ce stade, consiste à aligner durée, objectifs et statut. Un mois d’immersion pour valider une piste, pourquoi pas. Un an d’alternance pour se reconvertir vraiment, c’est autre chose. Mettre les deux sur le même plan brouille plus qu’autre chose.

Stage sans école, auto-entrepreneuriat, portage : ce qu’il ne faut surtout pas faire pour rester dans la légalité

Dès qu’il s’agit de solutions stage sans école, on voit circuler des idées plutôt risquées, voire franchement illégales. Un point mérite d’être répété sans ambiguïté : un stage auto-entrepreneur n’existe pas juridiquement. Si une entreprise te propose de « faire un stage en te déclarant en micro-entreprise et en lui facturant un petit montant symbolique », c’est simplement un contrat de prestation, pas un stage. En cas de contrôle, cela peut être requalifié en salariat déguisé ou en travail dissimulé.

Autre pratique bancale : acheter une convention de stage sur un site obscur qui promet un document livré en PDF pour 49 euros, sans formation associée, sans suivi, sans aucune existence légale claire. Les risques sont multiples. D’abord, l’entreprise peut refuser la convention dès qu’elle s’aperçoit que l’organisme n’est ni déclaré ni certifié. Ensuite, en cas d’accident, ton assurance peut refuser de couvrir les dommages en arguant que la convention est frauduleuse. Enfin, la responsabilité pénale des signataires peut être engagée, car on parle d’un faux document, pas d’une simple erreur de formulaire.

Plus subtilement, certaines personnes pensent contourner le problème en se déclarant stagiaire dans l’entreprise de leur conjoint, de leur parent ou d’un ami, sans réelle formation, avec une convention bricolée. Là encore, si l’organisme de formation qui signe n’a ni numéro de déclaration, ni Qualiopi, ni suivi pédagogique, l’illusion ne tient pas longtemps face à un inspecteur du travail ou à un agent de la sécurité sociale.

Pour éviter ces pièges, quelques règles de base peuvent guider ton tri :

  • Si la promesse commerciale met davantage en avant la « convention rapide » que la formation elle-même, méfiance.
  • Si l’on te demande de signer une convention sans te parler une seule fois du contenu pédagogique, méfiance aussi.
  • Si le site n’affiche aucune mention légale claire, aucun SIREN, aucun contact autre qu’un formulaire, mieux vaut fermer l’onglet.

On voit régulièrement des candidats se retrouver coincés après avoir accepté ce type de montage. L’entreprise, qui croyait faire un stage légal, découvre tardivement que le document n’a aucune valeur ; le stagiaire doit alors tout recommencer à zéro, parfois en plein milieu de la mission. Ce genre de situation peut sérieusement entacher une relation professionnelle qui avait bien démarré.

Il existe aussi une autre confusion fréquente : penser qu’un stage non rémunéré est forcément plus simple à mettre en place. Or, la gratification n’a aucune incidence sur l’obligation de convention. Que ton stage soit payé ou non, la règle reste identique. Au-delà de deux mois, en plus, la gratification minimale s’impose, même si tu as obtenu ta convention via un organisme tiers.

Pour les personnes qui ne veulent vraiment pas d’un cadre de stage, un contrat de travail, même de courte durée, peut parfois être plus simple. Un CDD de trois mois, un contrat de prestation en portage salarial, ou un job saisonnier permettent de découvrir un environnement sans passer par la case convention. Cela ne répond pas à tous les besoins, surtout si l’offre visée est explicitement un stage, mais cette option mérite d’être posée sur la table dans certains cas, notamment si tu cherches surtout un revenu immédiat ou une expérience salariée concrète.

En résumé, dès qu’un discours te propose un raccourci « magique » pour contourner le système, considère que tu es probablement face à une fausse bonne idée. Un stage doit être adossé à une vraie formation, même courte, pas à une fiction administrative.

Comment choisir la bonne solution de convention de stage selon ton profil et ton projet

Face aux différentes voies possibles, la question devient pragmatique : comment trancher entre organisme tiers, PMSMP, alternance, réinscription ou contrat de travail classique ? Plutôt que de partir des dispositifs, commence par ton projet et ton timing. Trois questions aident vraiment à clarifier la suite.

Première question : quelle est ton urgence ? Si l’entreprise veut que tu démarres sous quinze jours, il sera difficile de monter un contrat d’apprentissage à temps ou de te réinscrire à l’université. Les PMSMP et les formations en ligne restent alors les options réalistes. Certaines structures sont capables de délivrer une convention de stage en 48 heures après validation de ton dossier, ce qui suffit pour ne pas perdre l’opportunité.

Deuxième question : quelle durée vises-tu en entreprise ? Pour un mois d’immersion, la PMSMP se défend, surtout si tu es déjà inscrit à France Travail. Pour trois à six mois, l’organisme de formation tiers est généralement plus adapté. Au-delà, si tu cherches vraiment à changer de métier, l’alternance ou une reprise d’études ont plus de sens que d’enchaîner les stages longs.

Troisième question : quel est ton statut actuel ? Un demandeur d’emploi de longue durée n’aura pas les mêmes leviers qu’un salarié en CDI qui envisage une reconversion, ou qu’un étudiant en année de césure. Les obligations familiales, la nécessité de maintenir un revenu minimal, la possibilité de se libérer en journée jouent aussi énormément. Un parent solo qui travaille à temps plein n’abordera pas un stage sans formation comme un jeune diplômé vivant encore chez ses parents.

A lire également :  Ne pas retrouver son poste après un arrêt maladie : quels sont vos droits et recours ?

Un exemple qui illustre bien ce tri : Clara, 35 ans, travaille dans la vente depuis dix ans et veut devenir sophrologue. Elle cherche un stage sans établissement dans un cabinet pour observer le quotidien du métier. Elle pourrait commencer par une PMSMP pour quinze jours, puis s’inscrire à une formation privée qui propose une convention pour un stage plus long. En parallèle, elle se renseigne sur le prix des parcours certifiants, en lisant par exemple des analyses comme celles consacrées au coût d’une formation en sophrologie. Son chemin se dessine au croisement de ces informations, pas en suivant un schéma tout fait.

Au-delà des textes de loi, la relation avec l’entreprise pèse aussi dans l’équation. Une structure très structurée, avec un service RH complet, aura parfois des préférences tranchées sur les dispositifs qu’elle accepte. Certaines grandes entreprises refusent les conventions qui ne viennent pas d’universités ou d’écoles identifiées, même si, juridiquement, un autre organisme est tout à fait valable. C’est leur droit. D’autres, notamment des PME, se montrent plus souples tant qu’elles ont les garanties minimales : existence légale de l’organisme, assurance, cadre pédagogique.

Si tu sens que l’entreprise hésite, n’hésite pas à préparer un petit argumentaire, avec les preuves de légitimité de l’organisme : numéro de déclaration, Qualiopi, descriptif de la formation, exemples d’autres stagiaires passés par ce biais. La majorité des refus vient de la méconnaissance, pas d’une hostilité de principe.

En pratique, choisir une solution de convention de stage revient à articuler trois couches : ce que tu veux apprendre, ce que tu peux assumer en temps et en budget, et ce que l’entreprise est prête à accepter. Une fois ce triangle clarifié, la « bonne » option apparaît souvent assez nettement.

Mettre en place concrètement son stage sans école : démarches, calendrier et points de vigilance

Une fois ta stratégie arrêtée, reste à passer à l’action. Beaucoup de projets de stage sans école échouent non pas faute de solution, mais parce que le calendrier est mal anticipé, ou que certaines démarches sont lancées dans le mauvais ordre. Tu peux éviter ces écueils en structurant ton plan en quelques étapes simples.

La première consiste à sécuriser le terrain avec l’entreprise. Avant même de chercher comment obtenir convention stage, clarifie avec ton futur tuteur le périmètre de la mission, la durée envisagée, le rythme hebdomadaire, le lieu de travail et la possibilité d’une gratification. Ce socle te servira ensuite pour remplir les formulaires des différents organismes. C’est aussi le moment de vérifier si l’entreprise a déjà accueilli des stagiaires issus d’organismes de formation en ligne ou via des PMSMP.

Deuxième étape : choisir et contacter le bon interlocuteur côté formation. Si tu optes pour un organisme tiers, prépare quelques éléments en amont : CV à jour, descriptif du stage envisagé, dates possibles de démarrage. Plus ton dossier est clair, plus la convention pourra être générée rapidement. Si tu passes par France Travail pour une PMSMP, anticipe le délai de rendez-vous, qui peut prendre une à deux semaines selon les agences et les périodes.

Troisième étape : boucler le trio de signatures. Une convention de stage ne vaut que si les trois parties ont signé. Cela suppose d’identifier le bon signataire dans l’entreprise (RH, dirigeant, maître de stage) et de prévoir un peu de marge pour les allers-retours. Certains groupes imposent un circuit de validation interne, avec un passage en juridique, ce qui allonge vite les délais. D’où l’intérêt de ne pas attendre la veille pour lancer la procédure.

Pendant toute cette phase, garde un œil sur les aspects pratiques : assurance responsabilité civile, couverture accident du travail, éventuel besoin de transport ou de logement si le stage se déroule loin de ton domicile. Un stage, même court, reste une période de vie professionnelle à part entière. Tu peux par exemple profiter de ce temps pour tester des outils, des organisations de travail ou des temps de trajet, surtout si tu vises ensuite un CDI dans la même structure ou le même secteur.

Enfin, même si ton objectif immédiat est « juste » d’entrer dans l’entreprise, pense dès le départ à la manière dont tu vas valoriser cette expérience ensuite. Le stage représente un élément précieux dans un dossier de reconversion, à condition de savoir le raconter. Entre les compétences développées, les outils utilisés, les résultats obtenus, tu disposeras de matière pour ton CV, ton profil LinkedIn ou ta lettre de motivation vers d’autres postes. Ce travail de traduction n’est pas du superflu, surtout sur des secteurs très sollicités.

Certains accompagnements insistent beaucoup sur ce lien entre expérience et suite de carrière, qu’il s’agisse d’un projet de reconversion globale ou d’un simple ajustement de trajectoire. Tu peux t’inspirer de cette logique pour que ton stage ne soit pas seulement une parenthèse, mais un vrai tremplin vers ce que tu vises pour la suite.

Une convention issue d’un organisme de formation en ligne a-t-elle la même valeur que celle d’une université ?

Oui, dès lors que l’organisme est déclaré auprès des services de l’État et, depuis 2022, certifié Qualiopi. Le Code de l’éducation ne distingue pas les établissements selon leur prestige, mais selon leur statut d’organisme d’enseignement ou de formation. Pour l’entreprise et pour la sécurité sociale, une convention signée par un organisme sérieux en ligne a la même valeur juridique qu’une convention d’université.

Peut-on faire un stage sans être payé si la durée dépasse deux mois ?

Non. Au-delà de 308 heures de présence (environ deux mois à temps plein), la gratification minimale légale devient obligatoire, même pour un stage sans école classique. L’entreprise doit verser au moins le montant plancher fixé par la réglementation en vigueur, que la convention vienne d’une université, d’un CFA ou d’un organisme de formation tiers.

Un auto-entrepreneur peut-il se déclarer stagiaire chez un client pour tester un poste ?

Non. Le statut de stagiaire et celui d’auto-entrepreneur reposent sur deux cadres différents. Si tu factures une prestation via ta micro-entreprise, tu es considéré comme prestataire externe, pas comme stagiaire. Pour tester un métier dans un cadre de stage, il te faut une convention signée par un organisme d’enseignement ou un centre de formation, ou bien un contrat de travail (CDD, alternance) si l’entreprise veut t’employer directement.

Combien de temps peut durer au maximum un stage obtenu par un organisme tiers ?

La règle générale reste la même que pour tous les stages en France : 6 mois consécutifs maximum dans la même entreprise par année universitaire, même si la convention passe par un organisme de formation en ligne. Certains parcours prévoient des stages plus courts, mais aucun organisme ne peut légalement te proposer un stage conventionné de 9 ou 12 mois dans la même structure.

Que faire si l’entreprise refuse une convention de stage issue d’un organisme privé ?

Commence par comprendre la raison du refus : politique interne, méconnaissance du dispositif, crainte sur la validité juridique. Tu peux ensuite transmettre à l’entreprise les informations sur l’organisme (numéro de déclaration, Qualiopi, descriptif de la formation) pour la rassurer. Si elle maintient son refus, la seule solution réellement saine consiste à respecter sa position et, si besoin, à chercher une autre entreprise plus ouverte à ce type de convention.

Laisser un commentaire

Précédent

Quel est la langue la plus difficile à apprendre pour un Français ? Points clés et explications

Suivant

Pourquoi l’anglais est la langue internationale : origines et raisons principales