Entre dispositif spécial de sécurité sociale, règles de remboursements parfois complexes et canaux de contact multiples, la Camieg peut vite ressembler à une usine à gaz quand tu es assuré des industries électriques et des industries gazières. Pourtant, derrière les sigles et les formulaires, ce régime d’assurance maladie et de prévoyance reste un levier concret pour sécuriser ton parcours dans le secteur énergétique, que tu sois en activité, retraité ou ayant droit. Comprendre comment fonctionnent les principaux services, où envoyer tes feuilles de soins, comment suivre un remboursement ou joindre le bon interlocuteur te fait gagner un temps énorme et t’évite de laisser de l’argent sur la table. Ce texte vise justement à décoder ces mécanismes, sans langage administratif, avec des exemples proches du terrain.
Derrière chaque règle, il y a une réalité très concrète : une hospitalisation qui tombe au mauvais moment, une maternité à préparer, un arrêt de travail qui se prolonge, un parent dépendant à accompagner. Les choix que tu fais sur la gestion de tes remboursements, sur l’usage de ton espace en ligne ou sur la façon de préparer un dossier peuvent peser sur ton budget, mais aussi sur ton niveau de stress. Beaucoup d’assurés Camieg découvrent les règles en urgence, au milieu d’un problème de santé. L’idée ici est inverse : te donner une vision claire en amont, avec des repères simples pour naviguer dans le dispositif et savoir à quel moment activer tel ou tel service, et par quel canal de contact.
En bref
- La Camieg gère le régime spécial d’assurance maladie et maternité des salariés et retraités des industries électriques et gazières, ainsi que de leurs ayants droit.
- Les services couvrent les soins courants, la maternité, l’hospitalisation, mais aussi un volet prévoyance et accompagnement social spécifique au secteur énergétique.
- Les remboursements passent par des circuits précis (télétransmission, envoi postal, espace Ameli) qu’il vaut mieux maîtriser pour limiter les délais et erreurs.
- Le contact avec la Camieg peut se faire par téléphone, courrier, antennes régionales (Montreuil, La Défense, Bagneux…) et surtout via ton compte en ligne.
- Un minimum d’organisation (suivi de tes relevés, archivage, anticipation des dossiers lourds) te permet d’utiliser pleinement les droits liés à ton statut d’assuré des IEG.
Camieg et régime spécial des industries électriques et gazières : repères essentiels pour les assurés
La Camieg, pour « Caisse d’assurance maladie des industries électriques et gazières », est un organisme de Sécurité sociale créé par décret à la fin des années 2000 pour piloter le régime spécial santé et maternité des salariés des IEG. Concrètement, elle ne couvre pas « tout le monde », mais une population bien identifiée : les agents du secteur énergétique sous statut, les salariés assimilés, les retraités et leurs ayants droit. Si tu travailles chez un grand opérateur de industries électriques ou d’industries gazières, il y a de fortes chances que tu en dépende.
Ce régime spécial ne remplace pas le principe de base de l’assurance maladie en France, mais il adapte les règles aux caractéristiques des métiers énergétiques. Historiquement, ces professions exposent à des contraintes physiques, des horaires décalés, des risques industriels. Le législateur a donc prévu un dispositif spécifique, avec une gouvernance dédiée et des modalités de prise en charge parfois plus favorables sur certains postes de soins. C’est là que la Camieg intervient : gestion des droits, versement des prestations, suivi des cotisations et relation quotidienne avec les assurés.
Le siège social de la Camieg se situe à Montreuil, au 11 rue de Rosny (93100). C’est l’adresse de référence de la « Caisse d’Assurance Maladie des Industries Électriques et Gazières », mais ce n’est pas son seul point d’ancrage. L’organisme s’appuie aussi sur une série d’antennes régionales, souvent installées dans des locaux de CMCAS ou de structures locales des entreprises du secteur. Cette implantation permet de proposer des rendez-vous physiques, mais aussi des permanences téléphoniques plus ciblées. Pour les assurés, cela change la donne : on n’a pas seulement un numéro générique, on peut aussi, selon les besoins, solliciter un interlocuteur de proximité.
Du côté des canaux de contact, plusieurs numéros sont mis en avant. Les assurés disposent d’une ligne dédiée, historiquement autour du 0 811 709 300, quand les professionnels de santé ont un autre numéro, par exemple le 0 811 709 333. Les plages horaires sont généralement étendues en journée, du lundi au vendredi. À côté du téléphone, la Camieg encourage aussi l’usage du compte Ameli pour les échanges par courriel sécurisé, le dépôt de documents et le suivi des dossiers. Ce basculement vers le numérique n’empêche pas le maintien de courriers postaux, mais il réduit sensiblement les délais de traitement pour les démarches standard.
Sur le terrain, on voit deux profils d’assurés : ceux qui maîtrisent déjà les logiques CPAM et s’adaptent facilement, et ceux qui se sentent perdus face aux différences entre régime général et régime spécial. Le point de vigilance, c’est de ne pas présumer que tout fonctionne « comme avant ». Les règles de prise en charge, les interlocuteurs, les adresses de remboursement peuvent changer quand tu passes du privé « classique » au secteur énergétique. S’accorder une demi-heure pour cartographier ses droits et ses points de contact Camieg, dès son arrivée dans une entreprise IEG, évite bien des frayeurs plus tard.
Un dernier repère à garder en tête : la Camieg n’est pas une mutuelle, même si son nom peut prêter à confusion. Elle gère la partie « Sécurité sociale » de ton assurance maladie, c’est-à-dire la base des remboursements. Pour la partie complémentaire, tu peux dépendre d’une mutuelle de branche, d’un contrat collectif d’entreprise ou d’une mutuelle individuelle. Beaucoup d’incompréhensions viennent de là. Quand un relevé de remboursement ne coïncide pas avec ce que tu imaginais, il faut souvent vérifier à la fois la Camieg et le contrat complémentaire, plutôt que d’accuser aussitôt l’un ou l’autre.
En résumé, si tu es dans les IEG, la Camieg structure le socle de ta protection santé. Le reste de l’article va détailler comment ce socle se traduit concrètement dans les services au quotidien, puis comment les utiliser finement pour sécuriser tes parcours de soins.

Services Camieg pour les salariés, retraités et ayants droit du secteur énergétique
Les services proposés par la Camieg ne se limitent pas à « rembourser des consultations ». Quand on regarde la palette globale, on retrouve trois grands blocs qui concernent directement les assurés des industries électriques et des industries gazières : la prise en charge des soins courants, l’accompagnement des événements de vie (maternité, hospitalisation, longue maladie) et le volet prévoyance et social. Chacun de ces blocs nécessite des réflexes différents pour en tirer le meilleur.
Premier pilier, la prise en charge des soins courants. Comme dans le régime général, la Camieg rembourse une partie du tarif de base pour les consultations chez les médecins généralistes et spécialistes, les médicaments, les examens de laboratoire, l’optique ou encore les soins dentaires. La différence se joue dans certains taux, dans la gestion des franchises ou dans la prise en charge de catégories de soins spécifiques aux risques du secteur énergétique. Par exemple, un salarié exposé à des nuisances sonores ou à des produits chimiques peut bénéficier de suivis renforcés, prescrits dans un cadre de médecine du travail, qui interagissent avec les remboursements Camieg.
Deuxième volet, les événements de vie lourds. Pour une maternité, une hospitalisation programmée ou une prise en charge en affection de longue durée, le parcours administratif n’a rien d’anodin. La Camieg gère les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, coordonne la prise en charge à 100 % dans certains cas, suit les accords avec les établissements de santé. Sur ces sujets, une erreur de calendrier, un certificat mal transmis ou un document perdu peut entraîner des semaines de tension financière. C’est pour cette raison que l’organisme met en avant des circuits dédiés, parfois avec des conseillers spécialisés capables de t’aider à anticiper les pièces à fournir et à calibrer la durée de ton arrêt.
Le troisième bloc, souvent sous-utilisé, concerne la prévoyance et l’accompagnement social. Le régime des IEG intègre traditionnellement des protections complémentaires face à l’invalidité, au décès, à la perte de revenus durable. La Camieg, en lien avec d’autres structures de la branche, joue un rôle de passerelle entre tes droits santé et ces dispositifs. Un exemple typique : un salarié de 52 ans, technicien de réseau, se retrouve en arrêt de longue durée après un accident. À court terme, ce sont les indemnités journalières qui prennent le relais. Mais à moyen terme, il faut ouvrir la discussion autour d’une éventuelle reconnaissance en invalidité, d’un reclassement interne, voire d’une retraite anticipée. C’est là que les services de conseil de la Camieg et des CMCAS peuvent proposer une vision plus globale que le simple remboursement de soins.
Pour t’aider à t’y retrouver, voici un aperçu synthétique de quelques services clés et des canaux associés :
| Type de service Camieg | Exemples concrets | Canal conseillé |
|---|---|---|
| Soins courants | Consultation médecin généraliste, médicaments, analyses | Carte Vitale, télétransmission, suivi sur compte Ameli |
| Maternité | Suivi de grossesse, hospitalisation pour accouchement | Déclaration via médecin, échanges par compte Ameli + téléphone |
| Arrêt de travail | Indemnités journalières, prolongations, contrôle | Envoi d’arrêts, contact téléphonique en cas de doute |
| Affection de longue durée | Cancer, diabète, pathologies chroniques reconnues | Coordination médecin traitant / Camieg, dossier dédié |
| Prévoyance et social | Invalidité, décès, aides sociales, accompagnement | Rendez-vous en antenne régionale ou en visioconférence |
Un point sur lequel beaucoup d’assurés se trompent : attendre que les problèmes s’accumulent avant de solliciter un conseiller. En pratique, la Camieg encourage au contraire les prises de contact en amont sur les situations sensibles. Tu prévois une lourde intervention chirurgicale ou tu sais que ton traitement va s’inscrire dans la durée ? Programmer un échange avant l’hospitalisation, en expliquant ta situation professionnelle et familiale, permet souvent de sécuriser l’ensemble du dossier. On voit régulièrement des cas où un simple coup de fil en amont évite des semaines de blocage derrière.
Enfin, les services numériques méritent d’être considérés comme un outil à part entière, pas comme un gadget. Le compte Ameli relié à la Camieg permet de suivre les remboursements en temps quasi réel, de télécharger des attestations pour ton employeur ou ta mutuelle, d’envoyer des documents sans passer par la poste. Quand on gère des dossiers complexes (enfants à charge, parents âgés, conjoints avec des statuts différents), cette centralisation soulage beaucoup. Refuser ces outils par principe revient souvent à se compliquer la vie, surtout dans les périodes déjà éprouvantes.
En clair, les services Camieg t’offrent bien plus qu’un simple « ticket de caisse » après une consultation. Tout l’enjeu est d’apprendre à les mobiliser au bon moment, ce qui nous amène au cœur opérationnel du sujet : les remboursements.
Remboursements Camieg : circuits, délais et bonnes pratiques pour le secteur énergétique
Le mot « remboursements » fait souvent l’objet de tensions dans les discussions entre collègues du secteur énergétique. Montants jugés insuffisants, délais ressentis comme trop longs, incompréhension entre ce que la Camieg verse et ce que la mutuelle prend en charge. Une bonne partie de ces crispations vient d’un manque de visibilité sur les circuits concrets. Une fois ces circuits clarifiés, tu peux beaucoup mieux anticiper et repérer rapidement ce qui coince.
Premier maillon, la télétransmission avec ta carte Vitale. Chez la plupart des professionnels de santé, les actes sont envoyés directement à la Camieg. Celle-ci applique alors les taux du régime spécial des industries électriques et des industries gazières et crédite ton compte bancaire. En parallèle, si ta complémentaire santé est bien reliée, elle reçoit la même information et complète le remboursement. Quand tout est bien paramétré, tu n’as presque rien à faire, à part vérifier que ton relevé bancaire et ton relevé Ameli correspondent.
Deuxième maillon, les soins qui ne passent pas par la télétransmission. C’est le cas de certains spécialistes, de professionnels paramédicaux ou de soins réalisés à l’étranger. Là, les feuilles de soins papier restent de mise. Il faut alors les envoyer à l’adresse de ta caisse, en prenant soin d’indiquer clairement ton numéro de sécurité sociale Camieg et celui des bénéficiaires concernés. C’est souvent dans ces situations « papier » que des délais s’allongent, notamment quand les documents sont incomplets ou envoyés à la mauvaise adresse (CPAM classique au lieu de la Camieg).
Troisième maillon, les cas particuliers : hospitalisations, affections de longue durée, soins très coûteux. Pour ces dossiers, on voit souvent une articulation plus étroite entre la Camieg, l’établissement de santé et parfois le service médical de la Sécurité sociale. Le niveau d’exigence documentaire est plus élevé, car les sommes en jeu sont importantes. Par exemple, un traitement innovant contre un cancer ou une chirurgie de la colonne vertébrale demandent des validations spécifiques. L’erreur fréquente, ici, c’est de ne pas bien lire les courriers ou notifications Ameli qui précisent ces étapes.
Pour limiter les mauvaises surprises, certains réflexes font clairement la différence :
- Vérifier au moins une fois par trimestre les relevés de remboursements sur ton compte Ameli, plutôt que de te fier uniquement à ton relevé bancaire.
- Scanner ou photographier systématiquement les feuilles de soins papier avant envoi, afin de disposer d’une preuve en cas de perte.
- Mettre à jour sans délai ton RIB et tes coordonnées postales sur l’espace en ligne dès que tu changes de banque ou d’adresse.
- Repérer l’adresse exacte de traitement des dossiers liés à la Camieg, différente de celle des CPAM classiques, surtout si tu déménages.
Un cas concret illustre bien les enjeux. Karim, technicien de maintenance dans les industries gazières, subit une intervention chirurgicale avec hospitalisation de trois jours. L’hôpital envoie directement les éléments à la Camieg, qui prend en charge une part importante des frais. Pourtant, Karim constate un reste à charge plus élevé que prévu. Après vérification, sa mutuelle n’avait pas la bonne information sur sa situation familiale, ce qui a limité la prise en charge complémentaire. Une simple mise à jour de dossier aurait permis d’éviter cet écart. Moralité : un remboursement « insatisfaisant » ne vient pas toujours de la Camieg, d’où l’importance de regarder l’ensemble de la chaîne.
Autre point trop sous-estimé : la temporalité. Les délais de traitements moyens peuvent varier selon les périodes (afflux de dossiers à la rentrée, vagues d’épidémies, grèves). Juger la qualité du service uniquement sur la base d’une période tendue n’est pas forcément pertinent. Cela dit, si un remboursement n’apparaît pas sur ton compte Ameli au bout de plusieurs semaines, il est légitime de relancer. Là encore, le contact passe plutôt par les canaux numériques (courriel via Ameli, formulaire de réclamation) pour garder une trace de tes échanges.
Enfin, un dernier levier souvent oublié : l’éducation financière appliquée à la santé. Comprendre ce que représente une consultation à 25 €, un forfait de 1 €, un ticket modérateur, un dépassement d’honoraires, évite de placer toutes les attentes sur la Camieg. Tu peux alors arbitrer plus sereinement entre praticiens secteur 1, secteur 2, établissements conventionnés ou non, en sachant exactement ce qui sera remboursé par la base et ce qui restera éventuellement à charge ou couvert par la prévoyance complémentaire.
Une fois ces mécanismes de remboursement clarifiés, la question suivante se pose naturellement : comment échanger efficacement avec la Camieg quand quelque chose déraille ou quand tu as besoin de préparer un dossier sensible ?
Contact Camieg : téléphone, antennes, courrier et outils en ligne pour les assurés IEG
Connaître ses droits, c’est une chose. Savoir à qui parler quand un dossier bloque, c’est tout aussi stratégique. La Camieg a multiplié les canaux de contact pour répondre aux attentes des assurés des industries électriques et des industries gazières, mais encore faut-il choisir le bon canal en fonction de la situation. Passer systématiquement par le téléphone, par exemple, n’est pas toujours le meilleur réflexe, notamment pour les réclamations qui nécessitent une trace écrite.
Le téléphone reste pourtant le réflexe numéro un. Les assurés disposent d’un numéro dédié, de type 0 811 709 300, accessible en journée du lundi au vendredi. Ce canal convient bien pour les questions simples : vérifier que ton arrêt de travail a bien été reçu, comprendre un code sur un relevé, demander une précision rapide sur un document manquant. Pour les professionnels de santé, un autre numéro (0 811 709 333, par exemple) permet de traiter les questions liées à la facturation, aux rejets de feuilles de soins ou aux problèmes de télétransmission. La prise de position est claire ici : utiliser le téléphone pour des ajustements immédiats, pas pour reconstruire un dossier entier.
Le deuxième canal, indispensable pour tout ce qui touche aux documents, reste l’espace en ligne via Ameli. En te connectant à ton compte, tu peux envoyer un courriel sécurisé, joindre des justificatifs (feuilles de soins scannées, attestations, ordonnances) et suivre l’historique des échanges. Cette option est à privilégier dès que tu anticipes un litige potentiel ou une incompréhension sur des remboursements. La trace écrite te protège en cas de désaccord ultérieur. Pour beaucoup d’assurés, ce canal est encore sous-exploité, par habitude du téléphone ou du courrier papier.
Le courrier postal garde néanmoins sa place, notamment pour les originaux de certains documents ou pour les personnes moins à l’aise avec le numérique. L’adresse officielle de la Camieg, « 11 rue de Rosny, 93100 Montreuil », reste un repère central. Mais des antennes existent également : par exemple, une implantation à La Défense, dans la Tour Pacific, 11 cour Valmy à Puteaux, ou une antenne à Bagneux, 102 avenue Aristide Briand. Ces points de présence, souvent situés dans des locaux de CMCAS ou de structures locales, permettent de déposer des documents, de participer à des permanences ou de prendre des rendez-vous individuels.
Justement, ces rendez-vous, en présentiel, par téléphone ou en visioconférence, sont un levier précieux pour traiter les situations complexes. Un salarié en reconversion interne pour inaptitude médicale, une famille confrontée à une maladie grave d’un enfant, un couple qui prépare un départ à la retraite avec un historique de carrières mixtes (public/privé/IEG) gagnent à poser à plat leurs questions lors d’un entretien structuré. Plutôt que de multiplier les appels éclatés, mieux vaut demander un créneau de 30 à 45 minutes avec un conseiller Camieg sensibilisé à ces cas, ce que les antennes régionales sont justement là pour proposer.
Pour t’y retrouver, une bonne pratique consiste à cartographier tes usages de contact :
Pour les demandes urgentes ou factuelles (exemple : « Mon arrêt a-t-il bien été reçu ? »), le téléphone. Pour les questions de fond ou les problèmes récurrents (exemple : « Pourquoi mes remboursements d’optique sont-ils inférieurs à ce que j’attendais ? »), un courriel via l’espace Ameli. Pour les situations de rupture possible dans ton parcours (arrêt longue durée, invalidité, départ à la retraite complexe), un rendez-vous programmé en antenne ou en visioconférence.
Un point de vigilance souvent oublié : mettre à jour régulièrement tes coordonnées de contact. Un changement de numéro de téléphone, un déménagement, une nouvelle adresse mail non reportée dans ton dossier Camieg, et tu peux manquer des informations clés (demande de pièces complémentaires, notifications de décisions, convocations médicales). Beaucoup de blocages attribués à la « lenteur administrative » viennent en réalité de coordonnées obsolètes. Prendre dix minutes pour vérifier ce point une fois par an est un geste simple, mais souvent décisif.
Une fois la relation avec la Camieg bien structurée, l’enjeu se déplace vers une vision plus globale : comment intégrer cette protection dans ton parcours professionnel, surtout si tu envisages une mobilité, une reconversion ou une transition de fin de carrière dans les IEG ?
Utiliser intelligemment la Camieg dans un parcours professionnel IEG (mobilité, reconversion, retraite)
Pour beaucoup de salariés des industries électriques et des industries gazières, la Camieg reste associée à des moments de santé « subis ». Pourtant, dans un parcours professionnel qui bouge, ce régime spécial peut aussi devenir un appui pour gérer des transitions : reconversion interne, changement de poste, passage à temps partiel, départ à la retraite, voire sortie du secteur énergétique. L’ignorer, c’est se priver d’une partie des leviers à ta disposition pour sécuriser ces étapes.
Prenons le cas d’une reconversion interne liée à la santé. Tu es agent de terrain, soumis à des contraintes physiques, et ton médecin du travail commence à évoquer la possibilité d’une inaptitude à moyen terme. C’est typiquement le moment où il faut croiser les informations : ce que dit la médecine du travail, ce que prévoit ton entreprise en matière de reclassement, et ce que la Camieg et la prévoyance de branche permettent en cas d’invalidité partielle ou totale. Attendre la décision d’inaptitude pour se poser ces questions, c’est s’exposer à un trou dans les revenus, voire à des arbitrages financiers douloureux.
Autre exemple, le projet de formation longue dans le cadre d’une transition professionnelle. Une formation de plusieurs mois, voire d’un an, peut s’accompagner de périodes de congé spécifique, de temps partiel aménagé, parfois d’une baisse de rémunération. Dans ces configurations, comprendre comment sont maintenus tes droits à l’assurance maladie, comment se calculent tes indemnités journalières en cas d’arrêt, ou comment se coordonnent Camieg et mutuelle pendant cette période devient central. Là encore, un échange en amont avec la caisse permet de repérer les zones de risque, plutôt que de découvrir en cours de route qu’un congé mal positionné impacte tes droits.
Le passage à la retraite mérite aussi une attention particulière. Les anciens du secteur énergétique ont souvent des carrières « en escaliers » : un début dans le privé, une entrée tardive dans les IEG, parfois des périodes à l’étranger. Au moment de liquider sa pension, il ne s’agit pas seulement de valider des trimestres, mais aussi de clarifier la continuité des droits à la Camieg pour toi et tes ayants droit. Des dispositifs spécifiques existent pour les retraités, avec des niveaux de remboursements et de contributions adaptés. Ne pas les anticiper peut conduire à des interruptions de droits ou à des surcoûts temporaires.
On retrouve aussi tout un pan de questions liées à la famille et aux conjoints. Si ton ou ta partenaire ne relève pas du régime IEG mais du régime général, voire d’un autre régime spécial, il est pertinent de comparer les droits. Quel régime propose la meilleure couverture de base, comment articuler les différentes protections, vaut-il mieux rattacher les enfants à la Camieg ou à l’autre parent ? Là encore, il n’existe pas de réponse automatique, mais la Camieg peut apporter des éléments de comparaison qui dépassent la simple lecture des tableaux de garanties de la mutuelle.
En filigrane, une conviction ressort : les régimes spéciaux comme la Camieg ne sont pas figés. Ils évoluent avec les réformes sociales, les accords de branche et les réalités économiques du secteur énergétique. Raison de plus pour maintenir une veille minimale, via les communications officielles, les CMCAS ou les représentants du personnel. S’arc-bouter sur une vision « figée » de son régime peut te piéger le jour où un changement vient modifier subtilement un droit de prévoyance ou une règle de remboursement.
Pour terminer sur une note très pratique, tu peux te poser trois questions simples à l’issue de cette lecture : est-ce que je sais clairement de quel régime je relève aujourd’hui (Camieg, autre) et à quel titre ? Est-ce que je connais les principaux canaux de contact en cas de souci (numéro, espace Ameli, antenne proche) ? Est-ce que mon prochain projet professionnel (mobilité, formation, retraite) a été regardé aussi sous l’angle de ma protection santé et non uniquement sous l’angle du poste ou du salaire ? Trois « oui » à ces questions, et ta relation à la Camieg change déjà de visage.
Qui peut être affilié à la Camieg ?
La Camieg couvre principalement les salariés et retraités des industries électriques et gazières, ainsi que leurs ayants droit (conjoint, enfants, parfois autres personnes à charge selon les situations). L’affiliation dépend de ton employeur et de ton statut : si tu travailles dans une entreprise relevant du régime spécial des IEG, c’est généralement la Camieg qui gère ton assurance maladie de base.
Comment suivre mes remboursements Camieg au quotidien ?
Le plus simple est d’utiliser ton compte Ameli, relié à ta caisse Camieg. Tu peux y consulter le détail de chaque remboursement, télécharger des attestations et vérifier que les montants versés sur ton compte bancaire correspondent bien aux actes réalisés. Un contrôle régulier, même rapide, permet de repérer vite une anomalie.
Où envoyer mes feuilles de soins papier si le professionnel ne télétransmet pas ?
Les feuilles de soins papier doivent être envoyées à l’adresse de la Camieg qui gère ton dossier, généralement la caisse de Montreuil ou l’adresse précisée sur tes courriers officiels. Évite d’envoyer ces documents à une CPAM classique. Pense à garder une copie (scan ou photo) avant l’envoi pour pouvoir relancer en cas de perte.
Comment contacter rapidement un conseiller Camieg ?
Pour une question simple, tu peux appeler le numéro dédié aux assurés, ouvert en journée du lundi au vendredi. Pour une demande plus complexe ou pour joindre des pièces, privilégie ton compte Ameli et le courriel sécurisé. Si ta situation nécessite une étude approfondie (invalidité, longue maladie, retraite), tu peux prendre rendez-vous dans une antenne régionale ou demander un entretien en visioconférence.
La Camieg remplace-t-elle ma mutuelle ?
Non. La Camieg gère la partie Sécurité sociale de ton assurance maladie, c’est-à-dire le régime de base. Pour compléter ces remboursements, tu restes couvert par une mutuelle ou un contrat complémentaire (souvent de branche ou d’entreprise dans les IEG). Les deux se complètent : la Camieg intervient d’abord, puis la complémentaire prend le relais selon les garanties prévues.
