Que faire après un BTS Commerce International : métiers, poursuites d’études et conseils d’orientation

Après un BTS Commerce International, beaucoup d’étudiants se retrouvent avec la même question en tête : travailler vite, continuer leurs études ou partir voir le monde avant de décider. Entre les métiers d’import-export, le business

Sophie Martineau

Rédigé par : Sophie Martineau

Publié le : août 5, 2026


Après un BTS Commerce International, beaucoup d’étudiants se retrouvent avec la même question en tête : travailler vite, continuer leurs études ou partir voir le monde avant de décider. Entre les métiers d’import-export, le business development, la logistique ou les masters commerce, l’éventail paraît large mais pas toujours lisible.

Certains camarades signent déjà un CDI, d’autres remplissent des dossiers de candidature pour des bachelors, et toi, tu essaies juste d’y voir clair dans ta future carrière internationale.

Ce texte vise justement à remettre de l’ordre dans tout cela. En partant de situations réelles vécues par des diplômés de BTS CI, il détaille les débouchés concrets, les niveaux de salaire selon le chemin choisi, les poursuites d’études qui valent vraiment le coup et les choix qui enferment un peu trop tôt.

L’idée n’est pas de t’expliquer ce qu’il « faudrait » faire, mais de décortiquer les scénarios possibles, avec leurs bénéfices, leurs contraintes et les points de vigilance souvent sous-estimés.

Au fil de la lecture, tu vas croiser différentes options : insertion rapide en entreprise, année de césure pour consolider ton niveau en langues avec des stages à l’étranger, licences professionnelles très ciblées, bachelors plus généralistes ou encore passerelles vers BUT et écoles de commerce.

Chaque voie sera passée au crible avec des conseils d’orientation pragmatiques, des questions à te poser et des exemples de trajectoires crédibles. Le but : que tu puisses tracer ton prochain pas avec lucidité, sans subir la pression de ton entourage ni copier le choix de ta promo.

En bref

  • Trois grandes options après un BTS Commerce International : emploi direct, poursuite d’études ou temps de pause structuré (voyage, job, réflexion).
  • Les salaires de départ varient fortement : insertion à Bac+2 entre environ 1 460 € et 1 960 € nets, contre 1 810 € à 2 100 € nets après licence pro ou master.
  • Les métiers qui recrutent le plus : assistant import-export, commercial export junior, agent de transit, déclarant en douane, assistant achats, coordinateur logistique internationale.
  • Les secteurs porteurs : aéronautique, parfums & cosmétiques, vins & spiritueux, pharmacie, transport-logistique et transit.
  • Les meilleures poursuites d’études : licences professionnelles en commerce, logistique ou achats, licences générales orientées international, bachelors d’écoles de commerce, certains BUT très ciblés.
  • Point clé d’orientation : ton appétence pour la vente, la logistique ou l’analyse va guider le choix entre emploi, spécialisation courte ou parcours long jusqu’à Bac+5.

Que faire après un BTS Commerce International : trois chemins possibles à comparer sérieusement

Pour rendre les choses concrètes, prenons l’exemple d’une étudiante de 21 ans qui finit son BTS Commerce International en alternance dans une PME d’export de pièces mécaniques. Elle se retrouve face au même carrefour que toi : rester dans l’entreprise, candidater en licence pro ou partir un an en V.I.E. Chacun de ces choix dessine une carrière internationale très différente, même si le point de départ est identique.

Que faire après un BTS Commerce International : trois chemins possibles à comparer sérieusement — étudiants étudiant le commerce international

La première option consiste à entrer directement sur le marché du travail. Environ 18 % des diplômés de BTS CI en formation initiale et plus d’un quart des apprentis font ce choix. Ils capitalisent sur leurs 14 semaines de stage minimum, dont une partie à l’étranger, et sur leurs compétences en import-export : prospection, négociation, suivi administratif, gestion commerciale de dossiers export. Cette voie convient particulièrement à ceux qui ont déjà trouvé une entreprise où ils se sentent bien et qui leur propose un poste d’assistant commercial export ou de gestionnaire ADV international.

Avantage évident : tu gagnes ton autonomie financière plus tôt, tu apprends « sur le tas » et tu prends de l’avance sur les camarades qui resteront encore plusieurs années en cours. Mais il faut aussi regarder le revers de la médaille. Avec un Bac+2, tu arrives souvent derrière des candidats Bac+3 ou Bac+5 sur les postes à responsabilité, surtout dans les structures qui gèrent de gros portefeuilles clients. Tu prends aussi le risque de te retrouver coincé un peu plus tard si tu veux évoluer vers du management ou des fonctions plus stratégiques, car beaucoup de grilles de salaires restent pensées pour des profils à Bac+3 minimum.

Deuxième option : poursuivre tes études. C’est le chemin qu’emprunte la majorité des diplômés, avec environ 60 % et plus de poursuite. L’idée centrale est simple : gagner en expertise et en niveau de diplôme pour viser des postes mieux rémunérés, que ce soit en business development, en gestion de projet international ou en logistique avancée. Les poursuites d’études prennent plusieurs formes : licences pro, licences générales, bachelors, BUT, puis éventuellement masters commerce. La vraie question à te poser n’est pas « continuer ou non », mais « dans quel but précis ».

Troisième voie : prendre du temps. Environ un diplômé sur cinq choisit une année de respiration, avec un mélange de petits jobs, voyages, stages à l’étranger ou volontariat. L’envie est compréhensible, surtout après deux années intenses et parfois un rythme d’alternance soutenu. Un séjour de plusieurs mois en Espagne, au Mexique ou au Canada peut transformer ton niveau de langue, te donner une expérience interculturelle solide et clarifier ce que tu veux vraiment faire. Le piège, c’est l’année « blanche » non planifiée, où l’on perd le rythme, où l’on loupe les échéances de candidature et où la reprise devient pénible.

Pour éviter ce piège, il est conseillé de structurer cette année comme un projet à part entière : budget, calendrier, objectifs concrets (score de langue, type d’expérience professionnelle, pays ciblés). Tu peux, par exemple, prévoir un semestre de job en France pour mettre de côté, puis partir six mois en volontariat ou en contrat local simple à l’étranger. Dernier point d’attention : les dates de candidatures pour les licences pro, bachelors et masters tombent souvent tôt. Anticiper ce calendrier permet de ne pas se retrouver bloqué au retour.

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Au fond, ce choix entre emploi direct, études ou pause n’est pas une question de « bon » ou « mauvais » chemin. C’est un arbitrage entre indépendance rapide, montée en gamme progressive et besoin de respiration. La clé, c’est de décider en conscience, en regardant tes contraintes financières, ton énergie du moment et tes priorités de développement.

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Salaires et évolution après un BTS Commerce International : ce que tu peux vraiment attendre

Quand on parle d’orientation, la question du salaire arrive vite. Non pas pour « tout miser dessus », mais parce qu’elle conditionne ton autonomie, ton lieu de vie et tes marges de manœuvre pour la suite. Après un BTS Commerce International, les écarts de rémunération dépendent autant du niveau d’étude que du type de poste décroché et du secteur choisi.

Un an après le diplôme, les étudiants issus de la voie scolaire qui entrent directement sur le marché du travail touchent en moyenne entre 1 460 € et 1 790 € nets par mois. Ceux qui sortent de l’alternance se situent plutôt entre 1 610 € et 1 960 € nets. Ce différentiel n’a rien de mystérieux : l’entreprise paye l’expérience opérationnelle accumulée pendant l’apprentissage. Autrement dit, si tu hésites encore entre voie classique et alternance, ces chiffres donnent un argument solide en faveur de la deuxième option.

Sur les postes de gestion commerciale et dans les métiers de la vente, le salaire fixe n’est qu’une partie de l’équation. Il faut compter les commissions et primes sur objectifs qui peuvent changer la donne. Un commercial export junior peut démarrer autour de 2 666 € à 2 900 € bruts mensuels, hors variable. Si tu es à l’aise en négociation et que tu aimes le contact client, ce type de poste peut rapidement faire grimper ton revenu global. Les meilleurs profils, capables de signer des contrats structurants, dépassent assez vite des niveaux de rémunération qui restent peu accessibles dans les fonctions uniquement administratives.

Si tu choisis la poursuite d’études, le jeu se déplace. Avec une licence professionnelle (Bac+3), le salaire de départ moyen tourne autour de 1 810 € nets par mois, soit autour de 10 % de plus qu’avec le BTS seul. Avec un master (Bac+5), la barre se situe plutôt vers 2 100 € nets mensuels au premier poste, ce qui représente un gain d’environ 25 % par rapport à la sortie directe de BTS. Ces ordres de grandeur valent pour les premières années, avant que l’expérience ne prenne le relais sur le diplôme.

Pour t’y retrouver entre brut et net et comparer deux offres, une ressource simple reste utile : un convertisseur ou un guide comme ce décryptage brut/net qui rappelle les équivalences les plus courantes. Beaucoup de jeunes diplômés signent un contrat sur la base d’un salaire brut sans réaliser totalement ce que cela donnera sur leur compte en banque. Comprendre cette mécanique te rend plus à l’aise en entretien et t’évite de mauvaises surprises.

Au-delà des montants, il faut aussi regarder la dynamique de progression. Un profil qui démarre un peu plus bas mais sur un poste clairement évolutif, avec accès à des missions transverses ou à l’export, peut dépasser en 3 à 4 ans un autre qui avait un fixe plus élevé, mais un job très figé. C’est là que la combinaison entre diplôme initial, spécialisation éventuelle (par exemple un master orienté business development ou supply chain) et choix du secteur devient déterminante.

Dernier point souvent oublié : la localisation géographique. Un salaire donné n’a pas le même pouvoir d’achat selon que tu travailles en région parisienne, à Toulouse dans l’aéronautique ou dans une PME située près d’un grand port. Se contenter du chiffre sans tenir compte du coût de la vie fausse l’analyse. Une offre un peu plus basse mais en province, avec un loyer moitié moins cher, peut finalement te laisser plus de marge qu’un contrat « prestigieux » dans une grande capitale.

En résumé, réfléchir à son avenir après un BTS CI, c’est accepter de regarder les salaires de près, non pas pour courir uniquement après le plus gros chiffre, mais pour aligner tes attentes, tes besoins matériels et tes objectifs de développement sur 3 à 5 ans.

Métiers accessibles après un BTS Commerce International : panorama concret des débouchés

Une fois le diplôme validé, la tentation est grande de se focaliser uniquement sur « trouver un job ». Pourtant, prendre une heure pour cartographier les métiers ouverts par ton BTS Commerce International change souvent la manière de chercher. On n’aborde pas de la même façon un poste d’agent de transit et un poste de commercial export junior.

Les fonctions les plus directement alignées avec ton programme sont celles d’assistant import-export ou d’ADV export. Ces postes consistent à gérer le suivi des commandes internationales, préparer les documents de transport, appliquer les Incoterms, coordonner les échanges entre clients, production et transporteurs. Ils sont souvent la porte d’entrée dans des secteurs très exportateurs comme l’aéronautique, les parfums & cosmétiques ou les vins & spiritueux. Pour quelqu’un comme Lina, qui aime le relationnel mais préfère un cadre structuré, ce type de job représente un bon compromis.

Viennent ensuite les métiers plus orientés terrain commercial : commercial export junior, chargé d’affaires ou business development international. Là, l’enjeu n’est plus seulement de traiter des commandes, mais d’aller chercher du chiffre d’affaires supplémentaire. Prospection de nouveaux marchés, participation à des salons, rendez-vous clients à l’étranger, construction d’offres sur mesure : le quotidien est plus mouvementé, avec une pression sur les objectifs, mais aussi une reconnaissance financière plus forte via les variables.

Un troisième bloc de débouchés se situe côté logistique et transit. Les sociétés comme Dachser ou Kuehne+Nagel, spécialisées dans le transport international, recrutent régulièrement des agents de transit, déclarants en douane et coordinateurs logistiques. Le travail consiste à faire circuler les marchandises dans de bonnes conditions de coût, délai et conformité réglementaire. Pour te donner un aperçu du terrain, tu peux jeter un œil à un article comme celui dédié aux activités de transport et suivi de colis de Dachser : fonctionnement et métiers clés. On se rend vite compte que sans ces maillons logistiques, aucun contrat export ne se concrétise vraiment.

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Voici un aperçu des postes fréquents après un BTS CI :

  • Assistant import-export / ADV export : gestion de commandes, documents douaniers, interface clients/fournisseurs.
  • Commercial export junior : prospection de nouveaux marchés, rendez-vous clients, négociation de contrats simples.
  • Agent de transit international : organisation des transports, coordination avec les compagnies maritimes, aériennes ou routières.
  • Déclarant en douane : vérification des documents, saisie des déclarations, conseil sur la réglementation.
  • Assistant achats internationaux : sourcing fournisseurs, suivi des commandes d’achat, support à la négociation.

Chaque métier demande un dosage spécifique de langues, de sens commercial, de rigueur administrative et d’appétence pour la gestion de flux. Un profil qui adore convaincre et qui n’a pas peur des objectifs s’épanouira davantage en commercial export. À l’inverse, quelqu’un qui aime sécuriser les process, résoudre des problèmes concrets et manipuler des données préférera souvent la logistique ou les achats.

Les secteurs influencent aussi le quotidien. Travailler dans les parfums & cosmétiques, c’est gérer des lancements produits à forte visibilité, avec des clients distributeurs exigeants sur les délais. Dans les vins & spiritueux, la dimension réglementaire (taxes, règles d’exportation d’alcool) occupe une grande place. Dans le pharmaceutique, l’enjeu porte beaucoup sur la traçabilité et le respect de normes strictes. L’aéronautique, de son côté, offre des projets de long terme autour de grosses commandes d’équipements.

Un point de vue souvent négligé : certains métiers de l’export conduisent à voyager beaucoup, d’autres très peu. Si tu rêves de déplacements réguliers, oriente-toi plutôt vers des postes de développement commercial, d’animation de réseau ou de gestion grands comptes. Si tu préfères une vie plus stable géographiquement, les fonctions d’ADV, de transit ou de déclarant en douane te conviendront mieux, tout en restant au cœur du commerce international.

En bref, le BTS Commerce International ne mène pas à « un » métier, mais à une famille de fonctions qui structurent les échanges mondiaux. La différence se joue sur l’équilibre que tu recherches entre relation client, analyse, gestion de dossiers et mobilité.

Poursuites d’études après un BTS Commerce International : licences, bachelors, BUT et masters

Quand on parle de poursuites d’études après un BTS Commerce International, beaucoup d’étudiants entendent simplement « faire une licence », sans toujours distinguer les possibilités. Or, on ne construit pas la même trajectoire avec une licence professionnelle très spécialisée, une licence générale économie-gestion, un bachelor d’école de commerce ou une passerelle vers un BUT. Chacun de ces choix impacte la suite, en particulier l’accès aux masters commerce.

La licence professionnelle représente la continuité logique pour un profil très opérationnel. En un an, souvent en alternance, elle vise une spécialisation claire : commerce international, logistique et transports, gestion des achats, etc. L’insertion professionnelle est généralement rapide, car ces formations répondent à des besoins identifiés des entreprises. En revanche, elles peuvent fermer certaines portes académiques : intégrer ensuite un master universitaire généraliste devient moins évident, surtout si la licence pro est très ciblée. On gagne en efficacité immédiate, on perd en souplesse à long terme.

Les licences générales, elles, renforcent les bases théoriques. Une L3 en économie-gestion avec parcours commerce international ou management des échanges internationaux prépare bien aux masters académiques, notamment pour qui vise des fonctions plus analytiques ou de pilotage (contrôle de gestion, stratégie, consulting, gestion de projet). En contrepartie, le lien direct avec l’entreprise est parfois moins fort qu’en licence pro, même si les stages restent possibles. Pour un étudiant qui aime comprendre les mécanismes macroéconomiques derrière les flux d’échanges, cette voie a du sens.

Les bachelors en école de commerce offrent une autre combinaison : pédagogie plus orientée projet, forte dimension internationale, réseaux d’anciens et accès facilité aux masters commerce de ces écoles. L’entrée directe en troisième année de bachelor après un BTS CI est fréquente, via dossier ou concours. La contrepartie tient surtout au coût, souvent élevé, et à la nécessité de s’adapter à une promotion qui a déjà vécu deux ans ensemble. Pour anticiper ce saut, tu peux te renseigner sur les modalités d’admission via des ressources spécialisées sur l’accès aux écoles de commerce, comme ce guide sur l’entrée en école de commerce après le bac, qui éclaire aussi les enjeux de spécialisation.

Les BUT (ex-DUT) constituent enfin une passerelle intéressante. Certains IUT acceptent les titulaires de BTS CI en deuxième ou troisième année de BUT Techniques de commercialisation ou Management de la logistique et des transports. L’avantage réside dans l’équilibre entre théorie universitaire et pratique professionnelle, avec des possibilités d’alternance. L’inconvénient, c’est le nombre limité de places pour les entrées parallèles et le niveau théorique parfois plus dense que ce que tu as connu en BTS.

Pour y voir plus clair, voici un tableau comparatif simplifié :

Type de formation Durée après BTS CI Objectif principal Accès aux masters
Licence professionnelle 1 an (souvent en alternance) Spécialisation métier rapide (export, logistique, achats) Possible mais plus limité, selon le master visé
Licence générale L3 1 an Renforcer les bases théoriques en gestion et commerce Très bon tremplin vers masters universitaires
Bachelor école de commerce 1 an (entrée en 3e année) Approche pratique, internationale, réseau d’anciens Accès privilégié aux masters d’école de commerce
BUT (TC, logistique…) 1 à 2 ans (entrée en 2e ou 3e année) Mix théorie/projet, forte employabilité Ouverture possible vers masters pro ou écoles

Au-delà de ces typologies, il existe aussi des formations courtes, type bootcamps orientés vente ou marketing digital, qui complètent bien un BTS CI. Elles ne remplacent pas un Bac+3 mais peuvent, en quelques mois, renforcer ta posture commerciale, ton utilisation des outils CRM ou ta capacité à gérer des cycles de vente complexes. Pour quelqu’un qui se voit clairement en commercial mais doute encore de sa légitimité, ce genre de dispositif accélère la prise en main du terrain.

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Un conseil d’orientation clé à cette étape : ne choisis pas une formation pour son titre flatteur. Jette un œil attentif au programme détaillé, aux volumes d’heures de langues, de négociation, de logistique, à la place de l’alternance et aux partenariats entreprises. Contacte au moins deux anciens étudiants sur LinkedIn pour connaître leur avis et voir ce qu’ils font aujourd’hui. Cette vérification simple évite beaucoup de désillusions et t’aide à investir ton énergie dans un cursus qui sert vraiment ton projet.

Conseils d’orientation pour construire un projet après BTS CI qui tient la route

Une erreur fréquente après un BTS Commerce International consiste à enchaîner sur la première formation acceptée ou le premier job proposé, par peur de « rester sur le carreau ». Cette réaction est compréhensible, mais elle conduit parfois à empiler des expériences qui manquent de cohérence. Quelques conseils d’orientation simples permettent d’éviter ce scénario et de structurer ton prochain pas.

Premier réflexe utile : clarifier ce que tu as aimé et ce que tu as moins aimé pendant ton BTS. Pas en termes de matières abstraites, mais de tâches concrètes. As-tu pris du plaisir à contacter des prospects au téléphone pendant ton alternance, ou est-ce que cela te vidait de ton énergie ? Les projets en groupe t’ont-ils donné envie d’organiser des actions commerciales, ou as-tu préféré l’analyse d’études de marché ? Cette auto-observation fine te donne déjà des indices sur ton appétence pour la vente, la logistique, le marketing ou la gestion.

Ensuite, regarde tes contraintes réelles. Si tu dois rapidement contribuer au budget familial ou financer un loyer, t’engager sur trois années supplémentaires d’études sans alternance risque de te mettre en difficulté. Dans ce cas, une licence pro en alternance ou un poste d’assistant export avec formation continue interne peut offrir un meilleur équilibre. À l’inverse, si tu as un soutien financier pour deux ou trois années de plus et une envie forte d’accéder à des fonctions à responsabilité ou à un master commerce, il serait dommage de t’arrêter trop tôt uniquement par peur.

Troisième point : renseigne-toi sur les évolutions possibles à partir d’un même poste. Un assistant import-export dans une PME de vins & spiritueux peut, au bout de trois ans, devenir responsable zone, surtout si l’entreprise croit en la promotion interne. Dans d’autres structures, la progression sera beaucoup plus lente, ou nécessitera un diplôme supplémentaire. Quand tu évalues une offre d’emploi, pose des questions ouvertes sur les trajectoires de tes futurs collègues, le recours à la formation interne, la politique de mobilité.

Tu peux aussi utiliser une approche par « tests mesurés ». Plutôt que de te battre pendant des mois pour entrer directement dans une grande école post-BTS, tu peux commencer par une licence pro bien choisie, puis réévaluer ton projet un an plus tard, avec un début d’expérience en alternance. De même, une année de césure bien structurée, avec deux ou trois expériences à l’étranger et des missions concrètes, donne de la matière à ton CV et te permet de postuler ensuite à des formations plus sélectives avec un dossier déjà plus riche.

Certains étudiants sous-estiment aussi l’option de revenir plus tard en formation. Passer quelques années en entreprise, puis engager une reprise d’études ou une VAE pour accéder à un Bac+3 ou Bac+5 reste une voie crédible. Cela demande de la discipline, mais ça évite de faire des études longues sans vision claire. Il existe d’ailleurs des ressources spécifiques pour ceux qui, après un BTS ou une alternance, envisagent une reconversion ou une montée en compétences ciblée, comme ce focus sur la reconversion après BTS en alternance.

En fin de compte, l’orientation après un BTS CI ne se réduit pas à choisir « études » ou « travail ». C’est une combinaison de préférences, de contraintes, de timing et de marges de manœuvre. Prendre une à deux semaines pour poser tout cela à plat, faire quelques entretiens exploratoires avec des pros du secteur et comparer plusieurs scénarios sur 3 à 5 ans constitue souvent le meilleur investissement à ce moment de ton parcours.

Quel est le meilleur métier après un BTS Commerce International si je veux bien gagner ma vie ?

Les postes les mieux rémunérés à court terme après un BTS Commerce International se situent clairement dans la vente : commercial export junior, business developer international, chargé d’affaires. Ces fonctions combinent un fixe correct et une partie variable (commissions, primes sur objectifs) qui peut rapidement augmenter ton revenu global si tu performes. À plus long terme, tu peux encore monter en rémunération en évoluant vers des postes de responsable zone export ou de gestion grands comptes, souvent accessibles après quelques années d’expérience et éventuellement un Bac+3 ou un master commerce.

Faut-il absolument poursuivre ses études après un BTS Commerce International ?

Non, ce n’est pas une obligation, mais c’est souvent un levier intéressant pour accéder à des postes plus variés et mieux rémunérés. Si tu entres directement sur le marché du travail, tu peux très bien construire une carrière solide, surtout si tu choisis des environnements qui valorisent l’expérience. En revanche, si tu vises à moyen terme des fonctions de management, de stratégie commerciale ou de pilotage de projet international, un Bac+3 ou un Bac+5 facilitera nettement ton chemin. L’important reste d’aligner ton choix avec tes contraintes financières, ton appétence pour les études et tes ambitions à 5 ans.

Une année de césure après le BTS CI est-elle mal vue par les recruteurs ?

Une année de césure n’est pas mal vue en soi, à condition d’être structurée et explicable. Un an passé à enchaîner petits jobs sans lien avec ton projet risque de soulever des questions. En revanche, un projet cohérent combinant voyage, amélioration de ton niveau de langue, volontariat, petits jobs dans le commerce ou stages à l’étranger peut au contraire enrichir ton profil. Le tout est de pouvoir raconter ce que tu as appris en termes de compétences, d’autonomie et de maturité professionnelle.

Puis-je intégrer une école de commerce après un BTS Commerce International ?

Oui, beaucoup d’écoles de commerce recrutent des titulaires de BTS CI en admission parallèle, souvent en troisième année de bachelor ou en première année de programme grande école selon les établissements. La sélection se fait sur dossier, épreuves écrites et orales, et parfois sur ton expérience en alternance ou en stage. Si cette voie t’intéresse, commence à te renseigner dès la deuxième année de BTS sur les concours, les prérequis et les coûts, pour bâtir un plan réaliste.

Quels secteurs recrutent le plus les diplômés de BTS Commerce International ?

Les principaux secteurs qui absorbent les diplômés de BTS CI sont ceux qui exportent massivement : aéronautique et spatial, parfums et cosmétiques, vins et spiritueux, industrie pharmaceutique, transport-logistique et sociétés de transit. Ces domaines ont besoin de profils capables de gérer des flux internationaux, de comprendre les enjeux douaniers et de communiquer avec des interlocuteurs étrangers. Selon ton affinité avec l’univers produit (luxe, agroalimentaire, technique, santé), tu peux cibler l’un ou l’autre de ces secteurs.

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