Vacances scolaires au Japon : calendrier, dates clés et périodes importantes

Au Japon, les vacances scolaires ne sont pas de simples pauses dans le calendrier scolaire. Elles structurent les déplacements dans tout le pays, influencent les prix des transports, rythment les festivals et pèsent lourd dans

Sophie Martineau

Rédigé par : Sophie Martineau

Publié le : mai 29, 2026


Au Japon, les vacances scolaires ne sont pas de simples pauses dans le calendrier scolaire. Elles structurent les déplacements dans tout le pays, influencent les prix des transports, rythment les festivals et pèsent lourd dans l’organisation des familles locales comme des expatriés. Comprendre les dates clés et les périodes importantes, c’est donc autant un enjeu pratique qu’un levier pour créer un séjour fluide, qu’il s’agisse d’un voyage, d’une installation durable ou d’un échange scolaire.

L’année débute en avril, se découpe en trois trimestres et aligne quatre grandes pauses, auxquelles s’ajoutent des jours fériés stratégiques comme la Golden Week.

Un parent français qui découvre ce système pour la première fois est souvent surpris de la place de la nature dans l’organisation du temps : rentrée au moment des cerisiers en fleurs, vacances d’été au cœur de la chaleur et des festivals, vacances d’hiver centrées sur le Nouvel An. Pour ne pas subir les foules, ni se retrouver avec des enfants sans solution de garde, il devient utile de croiser trois grilles de lecture : les grandes zones climatiques du Japon, le type d’école (publique, privée, internationale) et les contraintes propres à chaque famille.

Ce texte propose justement de démêler tout cela de manière concrète, avec des repères chronologiques, des exemples de situations réelles et des conseils d’organisation directement actionnables.

  • Année scolaire au Japon alignée sur les saisons : début en avril, fin en mars, trois trimestres bien marqués.
  • Vacances principales : printemps, été, courte pause d’automne, hiver, plus la Golden Week qui amplifie les déplacements.
  • Variations régionales importantes, surtout à Hokkaido et Okinawa, où le climat redessine les calendriers.
  • Impact fort sur le tourisme : tarifs, affluence, disponibilité des hébergements et des trains.
  • Enjeux pour les familles expatriées : garde d’enfants, devoirs de vacances, articulation avec les calendriers occidentaux.

Vacances scolaires au Japon 2025-2026 : structure de l’année et grandes périodes importantes

Le point de départ, pour lire les vacances scolaires au Japon, reste la structure de l’année académique. Le pays suit un schéma en trois trimestres : avril à juillet, septembre à décembre, janvier à mars.

Vacances scolaires au Japon 2025-2026 : structure de l’année et grandes périodes importantes — enfants japonais sous cerisiers en fleurs

Autour de ces blocs viennent se greffer les pauses que les voyageurs et les familles doivent repérer très tôt, surtout lorsqu’un déménagement ou un échange universitaire est en jeu. La logique n’est pas celle des zones scolaires françaises, mais celle d’un pays qui synchronise école, administrations et entreprises sur un même rythme.

Cette année 2025-2026, le premier jalon important se situe fin mars, lorsque les cours s’arrêtent pour laisser place aux vacances de printemps. Elles durent environ deux semaines, typiquement du 25 mars au 7 avril. Cette transition sert à la fois de bilan et de tremplin : cérémonies de fin d’études pour les élèves qui changent de cycle, puis préparation de la rentrée scolaire en avril avec les nouveaux uniformes, cartables (randoseru) et manuels.

Juste après la reprise, la Golden Week vient brouiller les cartes. Entre le 29 avril et le 5 mai, plusieurs jours fériés nationaux s’enchaînent. Les écoles n’accordent pas à proprement parler de longues vacances à ce moment-là, mais la combinaison de ces fériés crée une véritable mini-saison de déplacements massifs. Beaucoup de familles combinent cette période avec des congés posés par les parents, d’où une pression très forte sur les trains, les vols intérieurs et les hôtels.

Le deuxième grand repère, ce sont les vacances d’été, souvent du 20 juillet au 31 août pour les écoles publiques classiques. Il ne s’agit pas d’une coupure totale avec l’école : les élèves doivent généralement rendre des cahiers de devoirs, parfois réaliser des projets scientifiques ou artistiques, et les plus âgés gardent des entraînements de club. Cependant, cette séquence de six semaines concentre les retours au pays, les séjours chez les grands-parents, les voyages en famille et l’essentiel des festivals locaux.

Entre la fin de l’été et l’hiver, une courte pause apparaît autour du 10 octobre dans de nombreuses préfectures. On parle parfois de vacances d’automne, même si dans certaines écoles, il s’agit plutôt d’un pont prolongé que d’une vraie période creuse. Cette respiration s’articule souvent avec un jour férié lié au sport ou à la culture, et permet aux familles de souffler avant les examens de fin de deuxième trimestre.

Enfin, les vacances d’hiver, approximativement du 26 décembre au 7 janvier, encadrent le Nouvel An, qui reste la fête familiale par excellence au Japon. Les déplacements se concentrent sur quelques jours, mais l’impact sur la vie quotidienne est fort : commerces fermés, administrations au ralenti, rituels dans les temples et sanctuaires. Pour des parents expatriés, cette période demande une vraie anticipation logistique, car les options de garde ou d’activités ne sont pas aussi développées que durant l’été.

Un élément souvent sous-estimé, surtout par les familles venues d’Europe, concerne la différence de traitement selon le niveau scolaire. Les écoles primaires laissent en général un peu plus de marge lors des grandes vacances, tandis que collèges et lycées voient le temps grignoté par les examens, révisions ou clubs. Un adolescent en pleine préparation d’entrée à l’université aura, par exemple, peu de fenêtres pour partir loin. Ce décalage peut surprendre lorsque l’on a plusieurs enfants d’âges différents.

Dernier point clé de cette première vue d’ensemble : les écoles internationales ou privées, notamment dans les grandes métropoles, n’hésitent pas à caler partiellement leur calendrier scolaire sur celui de l’hémisphère nord occidental, avec une longue pause en juillet-août et une rentrée parfois en septembre. Pour une famille qui jongle entre programmes français, britannique ou IB et rythme japonais, vérifier noir sur blanc les dates clés de l’établissement devient une priorité, sinon les malentendus arrivent vite.

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Tableau récapitulatif des grandes périodes de vacances scolaires au Japon

Pour visualiser d’un coup d’œil les grandes périodes importantes, un tableau synthétique aide à préparer un voyage ou une expatriation sans tomber dans les pièges de dates.

Période Dates approximatives 2025-2026 Durée Points à retenir
Vacances de printemps 25 mars au 7 avril Environ 2 semaines Transition entre années scolaires, saison des sakura, climat doux.
Golden Week 29 avril au 5 mai 7 jours de fériés rapprochés Affluence maximale, réservations indispensables pour trains et hôtels.
Vacances d’été 20 juillet au 31 août Environ 6 semaines Devoirs de vacances, festivals d’été, forte chaleur et typhons possibles.
Pause d’automne Autour du 10 octobre Quelques jours Petite coupure, parfois articulée avec un jour férié sportif ou culturel.
Vacances d’hiver 26 décembre au 7 janvier 10 à 12 jours Nouvel An japonais, nombreux commerces fermés, déplacements familiaux.

Une fois cette grille posée, la vraie question devient : comment l’utiliser pour t’éviter les mauvaises surprises, que tu sois en projet de séjour ponctuel ou de vie sur place.

Comprendre les spécificités du calendrier scolaire japonais pour mieux s’adapter

Derrière ce découpage en trimestres, se cache une logique culturelle forte qui infiltre tout le quotidien. La rentrée scolaire en avril coïncide avec le début de l’année fiscale et administrative, ce qui simplifie la vie des entreprises et des institutions, mais crée aussi une sorte de grand « reset » annuel. Pour quelqu’un qui arrive d’un pays où tout commence en septembre, ce décalage demande une vraie réorganisation mentale et pratique.

Le choix des pauses s’explique beaucoup par le climat. L’été japonais peut être lourd, humide, avec une saison des pluies suivie de chaleurs marquées. Laisser les élèves respirer pendant cette période a du sens, même si cela complique la garde d’enfants pour les parents qui travaillent à temps plein. À l’inverse, l’hiver est certes froid, voire très rigoureux au nord, mais plus sec et propice aux révisions en intérieur, d’où une pause hivernale plus courte.

La culture de l’effort scolaire se lit aussi dans la manière d’occuper les vacances. Les cahiers de devoirs d’été sont presque un symbole national. Beaucoup d’enfants les terminent à la dernière minute, mais le message reste clair : la coupure n’est pas totale, le lien avec l’école continue. Certains parents étrangers trouvent cela excessif, d’autres y voient une façon de maintenir des habitudes de travail. Quoi qu’on en pense, l’ignorer crée des tensions inutiles au retour en classe.

Autre point souvent méconnu : la place des clubs (bukatsu). Pour les collégiens et lycéens, les séances de sport, de musique ou d’arts visuels ne s’arrêtent pas vraiment pendant les pauses. Elles sont simplement allégées. Résultat, un adolescent engagé dans un club de baseball, de kendo ou de fanfare n’aura peut-être que quelques jours libres d’affilée en plein été. Pour une famille qui rêve de longues vacances d’été en mode road trip, ces contraintes obligent à arbitrer.

Sur le plan administratif, les mairies et les comités d’éducation locaux gardent une marge de manœuvre. Il n’existe pas de « zones scolaires » au sens français, mais des ajustements régionaux, surtout pour tenir compte de la météo. À Hokkaido, par exemple, certaines écoles préfèrent étaler moins les pauses d’hiver et garder quelques jours supplémentaires en été pour profiter de températures plus clémentes. À Okinawa, l’objectif sera plutôt d’éviter les périodes de typhons.

Un autre élément à ne pas négliger concerne les écoles internationales ou binationales. Ces établissements jonglent entre les exigences du système japonais et celles de leur programme de référence (français, américain, britannique, IB). On peut se retrouver avec une vacance scolaire en juillet-août, une pause d’hiver alignée sur Noël, tout en conservant quelques repères japonais comme la cérémonie d’entrée en avril. Cela produit parfois un effet « double calendrier » épuisant pour les familles si rien n’est clarifié dès le départ.

D’ailleurs, du côté des organismes de voyage spécialisés dans le Japon, on voit bien que ce calendrier structure la demande. Les guides et conseillers proposent de plus en plus de grilles comparatives entre les rythmes scolaires français et japonais, pour aider les parents à positionner un séjour d’exploration, un échange de courte durée ou une année complète sur place. Rater ce travail de calage, c’est souvent s’exposer à des annulations de dernière minute ou à des surcoûts importants.

Dernier sujet souvent sous-estimé : l’impact sur la vie professionnelle des parents expatriés. Quand l’enfant suit le calendrier japonais, mais que l’entreprise de l’un des parents fonctionne avec un calendrier européen ou nord-américain, les temps de repos ne coïncident pas toujours. Cela suppose d’anticiper la prise de congés, de négocier certaines dates et parfois de recourir à des solutions locales de garde ou de camp de vacances pour couvrir les écarts. Ignorer cette dimension finit par peser sur la charge mentale familiale.

Voyager pendant les vacances scolaires japonaises sans subir la foule ni les prix

Une fois le fonctionnement de base digéré, la question suivante se pose presque toujours : quand partir pour profiter du Japon sans se retrouver écrasé dans un Shinkansen bondé, ou payer trois fois le prix d’une nuit d’hôtel. Le réflexe logique consiste à éviter les périodes importantes d’affluence, à commencer par la Golden Week, la mi-août et le Nouvel An. Pourtant, certaines familles n’ont pas le choix, surtout quand les enfants sont scolarisés et que les congés des parents sont imposés.

Premier conseil fort : si un voyage tombe pendant la Golden Week (29 avril-5 mai) ou autour du Nouvel An, considérer les trains et hébergements comme des ressources rares. Réservation dès l’ouverture des ventes de billets, choix de destinations un peu moins connues, flexibilité sur les horaires sont des réflexes à adopter. Les lignes très fréquentées et les grands sites touristiques seront pris d’assaut, alors que des villes moyennes ou des régions rurales resteront plus respirables.

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En revanche, pour qui peut s’affranchir partiellement du rythme scolaire japonais, les périodes juste avant ou juste après les vacances constituent de véritables pépites. Entre la fin de la Golden Week et le début de la saison des pluies, ou entre la reprise de septembre et les couleurs d’automne, les tarifs se calment et les sites restent accessibles. Beaucoup de voyageurs expérimentés ciblent explicitement ces « creux » plutôt que les grandes périodes de sakura ou de feuillages rouges, quitte à accepter un climat un peu plus incertain.

Pour un projet d’expatriation, la question du « quand arriver » mérite aussi qu’on s’y attarde. S’installer en plein cœur des vacances d’été peut sembler tentant, mais ce n’est pas forcément le choix le plus simple. Les services administratifs tournent au ralenti, les enseignants sont plus difficiles à joindre et les clubs scolaires sont en mode réduit. À l’inverse, viser une arrivée quelques semaines avant la rentrée scolaire d’avril permet d’avoir des rendez-vous avec l’école, de visiter le quartier, de trouver un centre d’activités ou un kominkan adapté aux enfants.

Autre aspect souvent négligé : la météo. Un voyage en hiver, sur la période des vacances d’hiver, peut paraître moins attractif à première vue. Pourtant, pour les amateurs de neige et de sources chaudes, c’est un moment privilégié. Stations de ski de Honshu ou d’Hokkaido, onsen enneigés, illuminations urbaines… Les infrastructures sont bien rodées, même lorsque les Japonais se déplacent massivement pour le Nouvel An. Il suffit d’éviter les jours de pointe des retours familiaux.

Pour gérer sa logistique au mieux, beaucoup de familles combinent aujourd’hui les informations officielles (sites des mairies, du ministère de l’Éducation, calendriers des écoles) avec des sources plus terrain : chaînes d’information en anglais comme NHK World, forums d’expatriés, blogs de parents sur place. Cette approche croisée permet de repérer les ponts ajoutés localement, les éventuelles adaptations de calendrier et les événements spéciaux qui peuvent interférer avec une organisation de vacances.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’impact psychologique d’un séjour organisé à contre-temps. Voyager au Japon en janvier ou en février, alors que les proches en Europe ou au Canada ne rêvent que de soleil, peut sembler moins « vendeur » au départ. Pourtant, certains reviennent de ces périodes avec des souvenirs bien plus marquants que ceux d’un été dans la foule. Moins de files d’attente, plus d’échanges avec les locaux, découverte d’un Japon du quotidien plutôt que d’une carte postale saturée : ce positionnement hors pic peut tout changer.

Au fond, la clé réside dans un arbitrage lucide : accepter que les vacances scolaires japonaises façonnent le terrain de jeu, puis décider en conscience si l’on se cale dessus, si l’on joue sur les marges, ou si l’on assume pleinement un séjour au cœur de l’affluence avec toutes les contraintes que cela suppose.

Familles expatriées, échanges scolaires et vie quotidienne pendant les vacances au Japon

Pour une famille qui s’installe au Japon avec des enfants, les vacances scolaires deviennent très vite un sujet central. La première année, beaucoup se font surprendre par la combinaison de trois éléments : des pauses assez concentrées, des devoirs très présents et un tissu d’activités périscolaires dense mais parfois difficile à décrypter sans les codes locaux. Un élève de primaire qui arrive de France et se retrouve en shōgakkō découvre par exemple qu’il aura des projets d’été à rendre, des réunions de club, et parfois un cahier de lecture à compléter.

Les parents, eux, doivent composer avec leurs propres contraintes. Une consultante installée à Tokyo avec deux enfants en école publique raconte souvent la même scène : ses congés posés en fonction de clients européens, qui ne coïncident pas toujours avec les périodes importantes du calendrier japonais. Résultat, elle jongle entre congés fractionnés, recours aux grands-parents venus ponctuellement, et inscription des enfants dans des « summer schools » bilingues pour quelques semaines.

Ces summer schools et camps de vacances jouent un rôle clé, notamment pour les familles qui n’ont pas de soutien familial sur place. Ils occupent les enfants pendant une partie des vacances d’été, tout en travaillant la langue japonaise ou l’anglais. On y trouve des ateliers de sciences, de robotique, de sports collectifs, de théâtre… Pour les plus jeunes, les kominkan (centres communautaires) proposent souvent des activités à coût réduit, mais l’information circule majoritairement en japonais, ce qui constitue un vrai frein au départ.

Les échanges scolaires, eux, viennent se greffer sur ce calendrier sans toujours s’y adapter parfaitement. Un lycéen français accueillant un correspondant japonais en mars le verra parfois repartir au moment où lui commence tout juste ses vacances. Pour un séjour de moyenne durée, aligner les agendas devient presque un mini-projet de gestion de contraintes. Certains établissements lycéens partenaires ajustent d’ailleurs leurs missions pour éviter d’arriver en plein bloc d’examens japonais.

Dans le quotidien, les vacances d’hiver au Japon peuvent aussi dérouter. Les trois premiers jours de janvier sont très familiaux, avec des visites de temples, des repas spécifiques et des jeux traditionnels. Les expatriés qui s’attendent à des animations de type « marché de Noël » restent parfois sur leur faim. En revanche, ceux qui acceptent de se plonger dans ces rituels, même en simple observateurs, gagnent un ancrage culturel précieux, surtout pour des enfants qui construisent leur identité entre plusieurs pays.

Autre sujet de friction possible : la perception différente des devoirs de vacances. Beaucoup d’enseignants japonais considèrent normal de charger un peu les élèves pendant les pauses longues, pour consolider les acquis. Des parents venus de systèmes plus souples se demandent alors comment préserver de vrais moments de repos sans exposer leurs enfants à un retour difficile en classe. La plupart finissent par trouver des compromis : plages horaires dédiées aux devoirs le matin, après-midi réservées aux sorties, aux rencontres ou aux activités libres.

Sur le plan social, les pauses scolaires sont aussi des moments où se joue l’intégration. Les clubs sportifs, les ateliers d’arts, les événements organisés par les quartiers deviennent des lieux de rencontres clés. Une famille qui reste isolée pendant ces périodes risque de passer à côté de nombreuses opportunités de liens. À l’inverse, participer à un matsuri local en août, à un atelier de calligraphie en hiver ou à une sortie organisée par l’école pendant les vacances de printemps aide les enfants à nouer des amitiés et à pratiquer la langue sans pression académique.

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Pour un parent qui envisage une expatriation, regarder les dates clés des vacances japonaises ne suffit donc pas. Il faut aussi évaluer les ressources locales disponibles : clubs, centres communautaires, camps bilingues, soutien scolaire éventuel. C’est souvent là que se joue la différence entre une famille qui subit chaque pause comme un casse-tête et une famille qui les utilise comme des temps forts de découverte et de construction de repères.

Vérifier les dates officielles, gérer les variations régionales et éviter les pièges récurrents

Un dernier volet, plus technique mais tout aussi stratégique, concerne la fiabilité des informations. Les vacances scolaires au Japon reposent sur des cadres nationaux, mais leur expression concrète reste entre les mains des comités d’éducation locaux et des établissements. Autrement dit, un calendrier aperçu sur un site généraliste donne une tendance, pas un engagement. Pour des projets sérieux de voyage, de scolarisation ou d’échange, la source officielle reste incontournable.

Le ministère japonais de l’Éducation (MEXT) publie chaque année des repères, relayés ensuite par les préfectures, les mairies et les écoles. La bonne pratique consiste à croiser au moins deux sources : le site ou le livret d’information de l’établissement, et celui de la collectivité locale. Les écoles envoient souvent des petits bulletins d’information, les fameux otayori, qui précisent les dates clés : début et fin des trimestres, ponts éventuels, journées spéciales. Ces documents peuvent paraître anecdotiques au départ, pourtant ils concentrent une mine d’informations utiles.

Côté variations régionales, deux cas méritent une vigilance particulière : Hokkaido et Okinawa. L’un, au nord, compose avec des hivers longs et enneigés ; l’autre, au sud, avec des épisodes de typhons et une chaleur plus marquée. Les autorités locales ajustent parfois les périodes importantes de repos en conséquence, ce qui peut déplacer légèrement le début ou la fin des vacances d’été, ou rallonger certaines pauses. Là encore, se fier uniquement à un calendrier « national théorique » serait risqué.

Du côté des voyageurs, plusieurs pièges reviennent fréquemment. Réserver un billet d’avion en se basant sur les seules vacances d’un pays d’origine, sans vérifier les jours fériés japonais, constitue le classique numéro un. Certains se retrouvent à Tokyo au sommet de la Golden Week ou à Kyoto pendant un grand festival, avec des prix qui s’envolent et des hébergements introuvables. Un simple coup d’œil à la liste des fériés nationaux et aux périodes de pointe des transports aurait suffi à réorienter les dates.

Autre piège, plus discret : supposer que les zones scolaires japonaises fonctionnent comme en France, avec des décalages entre Tokyo, Osaka et d’autres régions pour lisser les flux. Ce n’est pas le cas. Le pays ne recherche pas ce type d’étalement, ce qui signifie que lorsqu’une période de déplacement national commence, tout le monde ou presque se met en mouvement en même temps. L’effet sur la logistique est immédiat, notamment pour les trains à grande vitesse.

Pour les familles expatriées, un biais cognitif fréquent consiste à ne regarder que le calendrier de l’école internationale des enfants. Or, ces établissements dépendent souvent de plusieurs calendriers : celui de leur tutelle pédagogique (française, américaine, etc.), celui des autorités japonaises, et parfois même celui de pays partenaires en cas d’échanges. Résultat, certaines années, les élèves cumulent les pauses, mais les parents, eux, ne disposent pas forcément de congés supplémentaires pour les accompagner.

Dernier point de vigilance : les modifications de dernière minute. Un événement climatique, une consigne du ministère, une campagne sanitaire peuvent conduire une préfecture à décaler une rentrée, à rallonger ou à avancer une pause. C’est rare, mais pas inexistant. Les chaînes d’information nationales, les sites des mairies et les mails de l’école restent alors tes meilleurs alliés. S’habituer à les consulter régulièrement fait gagner un temps précieux quand un changement intervient.

En résumé, lire les vacances scolaires japonaises comme un simple bloc figé conduit presque toujours à des frictions. Les appréhender comme un cadre général, à compléter avec les spécificités locales et les réalités de ton propre projet de vie ou de voyage, offre un tout autre niveau de maîtrise du sujet.

Comment connaître précisément les dates des vacances scolaires de l’école de mes enfants au Japon ?

Le plus fiable reste la combinaison de trois sources : le calendrier remis par l’école en début d’année, le site de la mairie ou du comité d’éducation local et, si besoin, les informations publiées par le ministère japonais de l’Éducation (MEXT). Les écoles diffusent aussi régulièrement des otayori, petits bulletins qui détaillent les dates clés, les ponts et les journées spéciales. Pour un projet de voyage ou de garde, base-toi toujours sur ces documents plutôt que sur un calendrier générique trouvé en ligne.

Les dates de vacances sont-elles les mêmes dans tout le Japon ?

Le cadre général est commun, mais chaque région peut ajuster légèrement les périodes selon son climat et ses contraintes locales. Hokkaido et Okinawa sont les exemples les plus parlants, avec des adaptations possibles sur les vacances d’été ou certaines pauses intermédiaires. Il n’existe pas de zones scolaires au sens français, donc lorsque les grandes vacances commencent, la plupart des écoles du pays sont en pause en même temps.

Comment éviter la foule si je dois voyager pendant la Golden Week ?

Si tu ne peux pas éviter la Golden Week, l’enjeu sera de jouer sur trois leviers : réserver très tôt les trains et hébergements, viser des destinations moins connues des touristes domestiques et rester flexible sur les horaires de déplacement. Évite les grands axes et les sites emblématiques aux jours les plus chargés et privilégie des villes moyennes ou des zones rurales où la pression touristique reste plus supportable.

Les enfants ont-ils beaucoup de devoirs pendant les vacances d’été au Japon ?

Oui, les cahiers de devoirs et projets d’été font partie du paysage scolaire japonais, surtout au primaire et au collège. Ils visent à entretenir les acquis pendant la longue pause. La plupart des familles s’organisent en réservant un créneau quotidien dédié à ces tâches et en gardant le reste du temps pour les sorties et le repos. Ignorer ces devoirs expose l’enfant à un retour en classe difficile et à des tensions avec l’enseignant.

Quelles ressources consulter pour suivre les éventuels changements de calendrier scolaire ?

Les premières sources sont le site et les mails de l’école, qui informent rapidement en cas de modification. Les sites des mairies, des comités d’éducation et le portail du MEXT fournissent aussi des mises à jour. Pour un suivi plus large du contexte, des médias comme NHK World et les offices de tourisme locaux permettent de repérer les jours fériés, événements spéciaux ou situations exceptionnelles pouvant impacter le calendrier scolaire et les déplacements.

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