CIBTP Grand Est : contact, téléphone, accès mon compte et démarches pour les entreprises et salariés

Entre la gestion des congés payés, le chômage intempéries, la Carte BTP et toutes les obligations sociales, les entreprises du bâtiment du Grand Est jonglent avec une administration dense. La caisse CIBTP Grand Est s’inscrit

Sophie Martineau

Rédigé par : Sophie Martineau

Publié le : mars 12, 2026


Entre la gestion des congés payés, le chômage intempéries, la Carte BTP et toutes les obligations sociales, les entreprises du bâtiment du Grand Est jonglent avec une administration dense. La caisse CIBTP Grand Est s’inscrit justement comme un interlocuteur central pour sécuriser ces sujets, autant pour les employeurs que pour les salariés. Accès à distance, suivi des droits, justificatifs pour les organismes sociaux, démarches de fin de contrat : bien utilisé, l’écosystème de services en ligne fait gagner du temps à tout le monde et limite les mauvaises surprises sur les chantiers.

Encore faut-il savoir où trouver le bon contact, comment utiliser le téléphone de la caisse à bon escient, et surtout prendre en main l’accès mon compte, côté entreprise comme côté salarié. Quand ces réflexes ne sont pas en place, les conséquences se font vite sentir : droits à congés mal calculés, indemnités intempéries oubliées, Carte BTP non conforme en cas de contrôle. À l’inverse, une entreprise qui paramètre correctement son espace, informe ses équipes et anticipe ses démarches sociales renforce à la fois son image d’employeur et sa maîtrise des coûts. Cet article propose un tour d’horizon concret de la CIBTP Grand Est, avec un fil rouge : comment transformer un dispositif parfois vécu comme une contrainte en véritable appui pour la gestion des ressources humaines dans le BTP.

En bref

  • CIBTP Grand Est gère les congés payés et le chômage intempéries pour les entreprises et salariés du bâtiment de la région, avec un rôle clé de tiers de confiance.
  • L’Espace sécurisé Entreprise concentre les démarches courantes : déclarations, certificats de congés, gestion des arrêts pour intempéries, suivi des paiements.
  • L’Espace sécurisé Salarié permet à chaque ouvrier ou employé de suivre ses droits, ses paiements et ses coordonnées, sans dépendre uniquement de l’employeur.
  • Le contact par téléphone reste utile, mais la caisse oriente d’abord vers la FAQ et les formulaires en ligne pour traiter plus vite les demandes.
  • La Carte BTP, gérée via un service dédié, impose une organisation rigoureuse : gestion des pertes, prolongation de CDD, changement d’administrateur.
  • Une utilisation fine des services CIBTP renforce l’assurance sociale des salariés et sécurise les obligations des entreprises, notamment en cas de contrôle ou de litige.

CIBTP Grand Est : rôle, coordonnées et bonnes pratiques de contact pour les entreprises et salariés

Dans le Grand Est, la caisse CIBTP se situe à la croisée des chemins entre droit du travail, paie et gestion opérationnelle des chantiers. Sa mission principale reste la gestion des congés payés des ouvriers du BTP, mais aussi le régime de chômage intempéries, un sujet qui revient régulièrement dès que la météo bloque les chantiers. Pour un dirigeant de PME de gros œuvre ou un artisan avec quelques compagnons, comprendre ce rôle évite de considérer la caisse comme un simple organisme de collecte de cotisations.

Concrètement, la CIBTP Grand Est collecte les cotisations des entreprises adhérentes, suit les périodes travaillées, calcule les droits à congé et verse directement les indemnités aux salariés. Elle intervient aussi dans des moments sensibles : départ en retraite, changement de secteur, inaptitude, voire décès. Dans ces cas, la caisse règle une indemnité compensatrice de congés, à condition que le salarié fournisse les justificatifs nécessaires. C’est souvent là que les échanges avec la caisse se densifient, et que la qualité du contact fait la différence.

Côté coordonnées, la caisse met en avant plusieurs canaux. Le téléphone reste accessible du lundi au vendredi, sur une amplitude horaire large qui couvre la journée de travail classique. C’est utile pour débloquer une question urgente sur un arrêté intempérie ou un certificat de congés à éditer avant un départ. En parallèle, une boîte aux lettres est parfois disponible à l’extérieur des sites pour le dépôt de documents papier, même si la logique actuelle pousse clairement vers la dématérialisation.

La prise de position à retenir ici : utiliser le téléphone pour tout et n’importe quoi ne rend service ni aux équipes de la Caisse ni à l’entreprise. Pour des demandes simples ou récurrentes, la consultation de la FAQ thématique (congés, intempéries, autres questions) fait gagner du temps. Tu repères rapidement si ta question a déjà une réponse cadrée, avec les textes de référence et les précisions pratiques, avant de mobiliser un conseiller.

Pour les questions liées à l’assurance sociale ou aux références juridiques (par exemple, l’article L.3141-3 sur l’ouverture du droit à congé, ou l’article D.3141-34 sur les certificats de congés), la CIBTP Grand Est rappelle les textes applicables et renvoie vers une prise de contact en cas de cas particulier. Autrement dit, la caisse n’est pas seulement un guichet de traitement, elle joue aussi un rôle pédagogique vis-à-vis des entreprises et des salariés qui ne sont pas forcément à l’aise avec le Code du travail.

Un exemple fréquent : un salarié quitte une entreprise du BTP pour rejoindre une autre structure du secteur. Ses droits à congé ne disparaissent pas ; ils restent conservés par la caisse liée au dernier employeur au 31 mars de la période de référence. Le règlement interviendra ensuite sur la base des dates de congés déclarées par le nouvel employeur. Si, au contraire, il quitte totalement le secteur, il doit se rapprocher directement de la caisse de son dernier employeur pour faire valoir ses droits. Sans ces réflexes, les dossiers traînent, les droits se perdent, et la frustration monte des deux côtés.

On voit parfois des directions qui délèguent entièrement ces questions à la paie sans jamais prendre le temps de comprendre le mécanisme. C’est un pari risqué. Un dirigeant qui sait à qui s’adresser, quels justificatifs rassembler et comment articuler le dialogue avec la CIBTP Grand Est a plus de chances d’anticiper les litiges. C’est aussi une façon de montrer aux équipes que la dimension sociale n’est pas traitée au minimum syndical.

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Pour les structures qui travaillent avec plusieurs caisses régionales, une logique cohérente de gestion est incontournable. Il peut être intéressant, par exemple, de comparer le fonctionnement de la CIBTP Grand Est avec celui d’autres régions, comme le réseau Grand Ouest présenté dans cet article dédié aux entreprises suivies par la CIBTP Grand Ouest. Cette mise en perspective aide à harmoniser les pratiques internes quand les chantiers se déploient sur plusieurs zones géographiques.

En résumé, se familiariser avec les canaux de contact et la posture de la CIBTP Grand Est n’est pas un luxe administratif. C’est un levier concret pour fiabiliser la gestion sociale et rassurer les salariés sur la solidité de leurs droits.

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Accès mon compte CIBTP Grand Est : espaces sécurisés, services en ligne et organisation quotidienne

L’autre pilier, souvent sous-exploité, reste l’accès mon compte aux différents espaces sécurisés proposés par la CIBTP Grand Est. Deux portes d’entrée coexistent : l’Espace sécurisé Entreprise et l’Espace sécurisé Salarié. Tant que ces deux briques ne sont pas activées et expliquées, la circulation de l’information repose sur des mails, des coups de fil et des documents papier… avec tous les risques d’erreurs que cela implique.

Côté entreprise, l’espace sécurisé rassemble l’essentiel des démarches courantes : déclaration des congés de tes équipes, gestion des arrêts pour intempéries, suivi des paiements, téléchargement des certificats, envoi sécurisé de pièces justificatives. L’employeur peut vérifier l’exactitude des informations, corriger si besoin, puis éditer les certificats de congés mis à disposition par la caisse. En cas de blocage technique, le bon réflexe reste de passer par le formulaire de contact intégré plutôt que de laisser le dossier en suspens.

Cet espace vaut aussi par sa trace écrite. Chaque paiement de congés génère une attestation de paiement, disponible pendant trois ans. Elle mentionne le nombre de jours réglés, les droits restants, le montant de l’impôt prélevé à la source, les montants imposables cumulés et, le cas échéant, les sommes retenues (trop-perçus, saisie administrative à tiers détenteur, etc.). Pour un salarié, ce document a la même valeur qu’un bulletin de paie en termes de preuves à garder. Pour l’employeur, c’est un garde-fou en cas de contestation.

Côté salarié, l’Espace sécurisé Salarié donne accès à ses propres informations, sans dépendre à 100 % de l’entreprise. Le collaborateur consulte ses dates de congés, ses paiements, met à jour ses coordonnées, y compris bancaires, et reçoit des notifications en cas de mouvement sur son dossier. C’est un point très sous-estimé : un salarié autonome sur ses droits pose moins de questions basiques et appelle la caisse uniquement pour des situations réellement complexes.

Depuis quelques années, une application mobile CIBTP & Moi vient prolonger cet écosystème. Le compte reste le même que sur ordinateur : inutile de créer un nouveau profil. Il suffit d’utiliser les mêmes identifiants. Cette continuité simplifie la vie de l’ouvrier qui consulte ses droits sur son smartphone, sur un chantier, sans attendre la fin de journée pour se connecter depuis un ordinateur qui n’existe pas toujours.

Voici un tableau synthétique pour comparer les fonctions clés selon le profil :

ProfilActions possibles dans l’espace sécuriséBénéfices concrets
EntrepriseDéclarer congés, arrêts intempéries, télécharger certificats, envoyer documentsRéduction des erreurs, traçabilité, gain de temps pour la paie et la RH
SalariéConsulter droits et paiements, mettre à jour coordonnées, récupérer attestationsVision claire de ses droits, meilleure préparation des périodes de congés
Service Carte BTPCommander cartes, gérer pertes, prolongations de CDD, reçus de redevanceConformité lors des contrôles, suivi centralisé des cartes en circulation

Un point de vigilance rarement anticipé : la sécurisation des accès. L’identifiant correspond généralement à l’adresse courriel. Quand un utilisateur ne parvient plus à se connecter, la procédure « mot de passe oublié » passe par un lien valable 24 heures seulement. Passé ce délai, il faut relancer la demande. Si aucun courriel n’arrive, une vérification côté service informatique s’impose, car certains filtres antispam bloquent ce type de messages automatiques.

Quand le blocage concerne l’administrateur du compte entreprise, la marche à suivre est plus stricte. Le représentant légal doit transmettre un extrait Kbis récent, accompagné d’une attestation sur l’honneur, au service concerné. Il n’est pas possible de « renvoyer » un identifiant par simple appel téléphonique, pour des raisons évidentes de sécurité. Cette rigueur peut sembler pesante, mais elle protège l’entreprise contre des accès sauvages à des données sensibles.

La vraie clé, pour un dirigeant ou une responsable RH, consiste à formaliser des règles internes : qui a accès à quoi, comment sont gérés les départs d’administrateurs, à quel moment vérifier les attestations de paiement avec les salariés, etc. Sans ce minimum d’organisation, même le meilleur portail en ligne reste sous-utilisé.

L’accès mon compte CIBTP Grand Est n’est donc pas une formalité technique. C’est une brique structurante de la gestion sociale, qui mérite une vraie appropriation par l’entreprise comme par les salariés.

Démarches CIBTP Grand Est liées aux congés payés : certificats, indemnités compensatrices et mobilité des salariés

Les démarches liées aux congés payés restent le cœur de mission de la CIBTP Grand Est. Elles s’articulent autour de deux temps forts : l’acquisition des droits et leur utilisation, y compris lors des départs de l’entreprise. Un employeur qui maîtrise ces rouages limite fortement les contentieux et les tensions internes.

Premier socle : l’ouverture du droit à congé s’appuie sur l’article L.3141-3 du Code du travail. Ce texte définit les conditions d’acquisition. La CIBTP applique ces règles en s’appuyant sur les déclarations de l’entreprise. C’est là qu’une erreur de déclaration, notamment en cas d’intempéries mal reportées, peut pénaliser le salarié sur ses droits.

Deuxième étape : la remise des certificats de congés. L’employeur a l’obligation de fournir à chaque salarié un certificat en double exemplaire avant le départ en congé ou à la rupture du contrat. Ce document lui servira de justificatif vis-à-vis de la caisse de rattachement. L’entreprise doit d’abord vérifier les données, les compléter si besoin, puis les éditer depuis l’Espace sécurisé. En cas de difficulté d’accès ou de doute sur le contenu, se rapprocher de la CIBTP vaut mieux qu’improviser un document maison qui ne respecte pas le modèle réglementaire.

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Quand un salarié quitte l’entreprise, plusieurs scénarios se présentent. S’il reste dans le BTP, ses droits sont conservés et transférés de fait, la caisse de son dernier employeur conservant les informations au 31 mars de la période de référence. Ils seront réglés selon les congés pris dans sa nouvelle structure. S’il sort du secteur, la question de l’indemnité compensatrice se pose. La caisse peut la verser dans diverses situations : départ à la retraite, changement de secteur, création d’entreprise, inaptitude, décès, voire certains cas précis de chômage. Le salarié doit alors produire des justificatifs pour la période concernée, sans quoi la caisse ne peut pas sécuriser le paiement.

Voici un exemple de déroulé mal anticipé. Julien, chef d’équipe, quitte une entreprise de maçonnerie pour créer sa propre structure de rénovation hors convention BTP. Il considère que son ancien employeur « s’occupera de tout », sans prendre contact avec la CIBTP Grand Est. Résultat : plusieurs mois plus tard, ses droits à congés ne sont pas réglés, les attestations ne sont pas à jour, et il découvre la situation au moment de préparer sa déclaration d’impôt. Un simple contact anticipé avec la caisse, accompagné des justificatifs de sa nouvelle situation, aurait permis de déclencher rapidement l’indemnité compensatrice.

Du côté des salariés, la compréhension de ces mécanismes est loin d’être acquise. Beaucoup pensent que les congés sont « stockés » chez l’employeur, alors que c’est la caisse qui centralise et verse les indemnités. D’où l’intérêt de sensibiliser les équipes, notamment lors des entretiens de départ : rappeler l’existence de la CIBTP, remettre les certificats à jour, orienter vers l’Espace sécurisé Salarié.

Les entreprises ont tout à gagner à intégrer dans leurs processus RH une petite check-list congés/CIBTP en cas de sortie de salarié. Par exemple :

  • Contrôler les déclarations de périodes travaillées et d’éventuelles intempéries avant la fin du contrat.
  • Éditer et remettre le certificat de congés en double exemplaire, en expliquant à quoi il sert.
  • Informer le salarié de la marche à suivre selon qu’il reste dans le BTP ou quitte le secteur.
  • Encourager la création ou la mise à jour de l’Espace sécurisé Salarié.

Ce type de routine limite fortement les contentieux ultérieurs et donne un signal clair : l’entreprise prend au sérieux la dimension sociale et le respect des droits.

Une autre prise de position s’impose : laisser ces sujets au seul service paie est une erreur. La gestion des congés touche directement l’engagement des salariés, leur confiance dans l’organisation et leur perception de l’assurance sociale qui les protège. Les managers de proximité doivent être un minimum formés, ne serait-ce que pour orienter correctement leurs équipes vers la CIBTP Grand Est.

Au final, les démarches autour des congés ne se résument pas à de la paperasse. Elles structurent la relation de travail et conditionnent une partie de la fidélisation dans un secteur qui peine à recruter et retenir ses compétences.

Chômage intempéries dans le Grand Est : déclarations CIBTP, droits des salariés et impact sur les congés payés

Dans une région comme le Grand Est, les épisodes de froid, neige ou pluies intenses ne sont pas exceptionnels. Le régime de chômage intempéries piloté en partie par la CIBTP prend alors une place centrale. Beaucoup d’entreprises maîtrisent la dimension intuitive du sujet (« quand le chantier est impraticable, on arrête »), mais moins les conséquences concrètes sur les droits des salariés et les liens avec les congés payés.

Première obligation claire : l’employeur doit déclarer les arrêts à la caisse, en indiquant les heures chômées et les indemnités intempéries versées. Si cette déclaration n’est pas faite, ces éléments ne seront pas pris en compte dans le calcul de l’indemnité de congé du salarié. Pour un ouvrier, l’impact ne se limite pas aux congés : la période non déclarée ne comptera pas pour la retraite complémentaire. Autrement dit, une négligence de déclaration ne pénalise pas la CIBTP, mais directement le salarié.

Sur le plan des droits à congé, les heures indemnisées au titre des intempéries sont prises en compte à hauteur de 75 % pour le calcul du nombre de jours acquis. Pour l’indemnité de congé elle-même, c’est le montant brut des indemnités de chômage intempéries qui entre dans le calcul. Ces données apparaissent de manière distincte sur le certificat de congés, ce qui permet au salarié de vérifier que ses arrêts météo ont bien été considérés.

Du côté des salariés, les obligations ne sont pas négligeables. En cas d’arrêt de travail pour intempéries, ils doivent :

  • Rester à la disposition de l’entreprise pendant toute la durée de l’arrêt, selon les modalités fixées par l’employeur (chantier, proximité, domicile).
  • Reprendre le travail dès l’avis de reprise donné.
  • Accepter, si l’employeur le demande, la récupération des heures perdues dans le respect des plafonds du Code du travail.

L’employeur peut demander cette récupération après la reprise du chantier, en respectant les limites d’heures maximales. Les heures récupérées sont payées au taux horaire habituel, avec majoration si elles déclenchent des heures supplémentaires au-delà de 35 heures hebdomadaires. Cette mécanique étonne souvent les salariés qui pensent que les intempéries sont « perdues pour tout le monde ». En réalité, le système cherche un équilibre entre protection du salarié et besoin de terminer les chantiers.

Autre point non négociable : l’indemnisation est obligatoire pour les travailleurs du BTP contraints au chômage pour cause d’intempéries, dès lors qu’ils justifient de 200 heures de travail dans le secteur au cours des deux mois précédents. Cette obligation s’impose à tous les entrepreneurs et artisans, quel que soit leur effectif, qu’ils soient ou non tenus à une cotisation chômage-intempéries, y compris en cas d’abattement annuel. Penser qu’une petite structure serait « dispensée » relève du mythe.

En pratique, beaucoup de tensions naissent d’une absence d’explication. Les salariés ne comprennent pas pourquoi certaines périodes sont indemnisées, d’autres récupérées, ni comment cela joue sur leurs congés. L’entreprise, de son côté, peut sous-estimer le temps à consacrer aux déclarations. Résultat : des dossiers incomplets qui aboutissent à des droits amputés ou à des régularisations tardives.

La recommandation forte à retenir : intégrer la gestion des intempéries à la stratégie sociale de l’entreprise, et non la traiter comme un simple aléa climatique. Une entreprise qui explique clairement ces règles dès l’embauche, qui montre comment les arrêts sont déclarés à la CIBTP Grand Est et comment les droits sont calculés, renforce sa crédibilité. À l’inverse, un flou entretenu crée un terrain propice aux conflits et aux départs.

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Pour les salariés, l’Espace sécurisé Salarié reste un outil précieux. Ils peuvent y vérifier, via leurs certificats et leurs attestations, que les périodes d’intempéries apparaissent bien avec les montants associés. En cas d’écart constaté, la démarche logique consiste à dialoguer d’abord avec l’employeur, puis, si nécessaire, à solliciter la caisse pour éclairage.

Le chômage intempéries n’est donc pas un mécanisme à part, isolé du reste. Il s’imbrique directement dans la gestion des congés payés, dans la retraite complémentaire et dans la perception qu’ont les équipes de la protection sociale dans le BTP.

Carte BTP et service dédié : gestion en ligne, sécurité des chantiers et lien avec CIBTP Grand Est

Autre pièce du puzzle social et réglementaire : la Carte BTP. Même si sa gestion opérationnelle est assurée par un service spécialisé, elle reste intimement liée à la vie des chantiers dans le périmètre de la CIBTP Grand Est. La carte identifie les personnes autorisées à intervenir sur un chantier de construction, et son absence peut déclencher des sanctions en cas de contrôle.

La première question qui revient souvent concerne le périmètre des personnes concernées. Sont visés, entre autres, les apprentis qui réalisent des travaux listés à l’article R.8291-1 du Code du travail, les auto-entrepreneurs qui interviennent comme exécutants sur le chantier, les gérants de société non salariés, les présidents, mais aussi certains personnels administratifs si leur présence sur site est régulière. Un auto-entrepreneur qui a par ailleurs un emploi salarié dans le privé doit disposer d’une Carte BTP au titre de cette activité salariée si elle implique des travaux de chantier.

La gestion quotidienne des cartes se fait via des services en ligne dédiés. L’employeur accède à un menu « Salariés » puis « Gestion des salariés » pour prolonger ou modifier un contrat. Pour une prolongation de CDD, il sélectionne la carte, clique sur « modifier le contrat », met à jour la date de fin et valide. Pour un passage de CDD à CDI, il change le type de contrat et supprime la date de fin. Tout se passe dans l’interface, sans courrier papier, ce qui rend l’actualisation plus rapide à condition que quelqu’un soit réellement responsable de ces opérations.

En cas de perte, vol ou détérioration de carte, la procédure est claire : l’employeur invalide la carte concernée depuis le menu « Gestion des cartes » en précisant le motif, et s’assure qu’une nouvelle carte est bien ajoutée au panier. Après règlement de la redevance, un reçu, sans TVA, est disponible dans l’historique des commandes. Ce reçu remplace la facture, la réglementation ne prévoyant pas d’émission de facture classique. Pour le récupérer, l’entreprise se rend dans « Commandes », puis « Historique des commandes », et clique sur le détail.

Ces détails peuvent paraître secondaires, mais ils conditionnent la capacité de l’entreprise à prouver sa conformité. Dans un contrôle, afficher des cartes BTP à jour et pouvoir ressortir rapidement les reçus de redevance via l’espace en ligne donne un signal clair aux inspecteurs : l’organisation est en ordre. Dans le cas contraire, les explications du type « on a perdu le code d’activation » pèsent assez peu.

Justement, lorsque le compte Carte BTP est bloqué faute d’activation définitive, il faut revoir la procédure depuis le début. Le code initial, envoyé par courrier à l’adresse officielle de l’entreprise, peut être périmé. Pour en obtenir un nouveau par courriel, le représentant légal doit transmettre un extrait Kbis de moins de trois mois et une attestation sur l’honneur complétée, signée et tamponnée. Cette exigence administrative peut agacer, mais elle garantit que seules les personnes habilitées administrent les cartes liées à l’entreprise.

Une confusion fréquente concerne l’identifiant du compte. Il correspond en général à l’adresse courriel renseignée lors de la création. Si le profil est celui d’un utilisateur secondaire, il faut s’adresser à l’administrateur du compte. Si c’est l’administrateur lui-même qui est bloqué, le service Carte BTP demande une démarche formelle avec Kbis. Dans tous les cas, les conseillers ne renvoient jamais un identifiant par simple demande, pour éviter les usurpations.

Pour les structures qui débutent ou qui se réorganisent, il peut être utile de s’appuyer sur des retours d’expérience d’autres régions ou réseaux, comme ceux présentés dans des analyses dédiées à la gestion CIBTP pour les entreprises du Grand Ouest. Même si les interlocuteurs changent, les problématiques autour de la Carte BTP restent similaires.

Au final, la Carte BTP n’est pas qu’un badge plastifié. Elle cristallise la conformité, la traçabilité des intervenants et le sérieux de la gestion sociale. Reliée aux espaces en ligne de la CIBTP et à la stratégie RH globale, elle devient un outil supplémentaire pour structurer les équipes de chantier et éviter les mauvaises surprises lors des contrôles.

Comment contacter rapidement la CIBTP Grand Est en cas d’urgence sur un dossier salarié ?

En cas de situation urgente (départ imminent, erreur sur une attestation, blocage d’indemnité), le plus pertinent reste de joindre la caisse CIBTP Grand Est par téléphone sur les plages d’ouverture en semaine. Avant d’appeler, prépare les éléments clés du dossier : numéro d’affiliation de l’entreprise, identité complète du salarié, période concernée. Pour des questions non urgentes ou récurrentes, passe par l’Espace sécurisé ou la FAQ en ligne afin de limiter les délais de traitement.

Quelle est la différence entre l’Espace sécurisé Entreprise et l’Espace sécurisé Salarié CIBTP ?

L’Espace sécurisé Entreprise est réservé à l’employeur ou à ses délégataires. Il sert à déclarer les congés, les arrêts pour intempéries, à éditer les certificats de congés et à transmettre des documents. L’Espace sécurisé Salarié, lui, est individuel. Il permet au salarié de consulter ses droits et paiements, de mettre à jour ses coordonnées et de télécharger ses attestations. Les deux espaces se complètent mais ne donnent pas accès aux mêmes informations ni aux mêmes actions.

Que faire si un salarié n’a pas reçu son indemnité compensatrice de congés après avoir quitté le BTP ?

Dans ce cas, le salarié doit d’abord vérifier ses attestations et certificats de congés puis se rapprocher de la caisse CIBTP du dernier employeur connu pendant la période de référence. Il devra fournir les justificatifs de sa nouvelle situation (retraite, changement de secteur, création d’entreprise, chômage…). Sans ces documents, la caisse ne peut pas finaliser le règlement. Un échange avec l’ancien employeur peut aussi être utile pour s’assurer que toutes les déclarations ont bien été faites.

Les arrêts pour intempéries comptent-ils dans le calcul des congés payés chez CIBTP Grand Est ?

Oui, les heures indemnisées pour cause d’intempéries sont prises en compte à hauteur de 75 % pour le calcul du nombre de jours de congés acquis. Pour l’indemnité de congé, c’est le montant brut des indemnités de chômage intempéries qui est retenu. Ces informations figurent de manière distincte sur le certificat de congés fourni au salarié.

Qui doit demander une nouvelle Carte BTP en cas de perte et comment récupérer la preuve de paiement ?

C’est à l’employeur de réaliser la démarche. Il doit se connecter au service en ligne Carte BTP, invalider la carte perdue en indiquant le motif, puis confirmer l’émission d’une nouvelle carte pour le salarié. Après paiement de la redevance, un reçu sans TVA est généré et reste disponible dans l’historique des commandes de l’espace Carte BTP. Ce document peut être téléchargé à tout moment pour les besoins de la comptabilité ou en cas de contrôle.

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